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Défilé du Carnaval en Guadeloupe (Suziloo /La Grande Époque)
Quand on parle de Carnaval, on ne peut s’empêcher d’avoir de belles images dans la tête. Des images de groupes qui défilent, vêtus de leurs plus beaux costumes à paillettes, aux multiples couleurs, dansant sur des musiques déchaînées, marquées par les rythmes des tambours et des trompettes. Moments intenses où s’unissent les éclats de rire de toutes les générations. On en oublie le temps, on est venu pour s’amuser et laisser derrière soi ses soucis quotidiens. C’est une période de réjouissance, où les règles sont modifiées, renversées. C’est le monde à l’envers, un monde d’extravagance et de folies.
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Histoire du Carnaval
Cela fait bien plus de 2000 ans que le Carnaval existe. Il évolue au fil du temps. Dans l’Antiquité, on trouve de nombreuses fêtes pendant lesquelles les rangs sociaux étaient inversés, les maîtres servant à leur tour leurs esclaves et les esclaves, ayant une liberté relative comme les maîtres, pour la durée de cette parenthèse rituelle. La hiérarchie sociale et les conventions sont bouleversées,dans les Saturnalia romaines, où l'on fait revivre l'Âge d'or avec l'égalité entre les hommes et de l'abondance, en s'appuyant d'ailleurs sur des traditions grecques au IIIe siècle av. J.C . Ces fêtes se déroulaient en décembre pour aider le retour du printemps.
Dans le monde chrétien, au Moyen-Âge, le Carnaval suit Noël et précède les rigueurs du Carême. L'Eglise l'encadre, par peur des débordements. Le vieillard peut se costumer en bébé, et les hommes en femmes, un étudiant remplace le maître, un religieux à l'époque, et on peut faire la fête des Ânes! On mange, on boit, trop! C'est plutôt un monde meilleur qu'on attend, que le retour d'un passé rêvé. Le Carnaval s'étiole à la Renaissance car l'Eglise dénonce le manque de dignité de ces jeux et n'en veut plus dans les lieux consacrés. Le Protestantisme n'est pas plus indulgent.
La Révolution Française lui reproche ses origines religieuses et veut le remplacer par une fête révolutionnaire. . Enfin, à la Belle Epoque, la population descend dans les rues pour venir admirer les chars décorés et contempler les personnes masquées costumées qui, anonymes sous leurs masques, en profitaient pour braver les interdits.
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Masques de carnaval, Guadeloupe (Suziloo /La Grande Époque)
L’origine du masque
Le masque remonte au paléolithique (qui s'achève vers 12.000 avant JC), une certitude grâce à la découverte de «l’homme au masque» dans la grotte des Trois Frères dans l'Ariège en France. Le sorcier ou le chaman prendrait ainsi la force de l 'animal. Quant aux masques en Guadeloupe, ne viendraient-ils pas de traditions religieuses africaines, conservées par les esclaves malgré les maîtres?
La signification du mot Carnaval et les Carnavals actuels
Le mot "carnaval" vient du mot italien "carneleva" signifiant "enlève chair" et a conservé son étymologie latine "carnis levare", c’est-à-dire "enlever, ôter la viande, supprimer la chair". Le Carnaval précèdait, en effet, une période de jeûne où le chrétien ne devait consommer ni graisse, ni viande.
La veille du Mercredi des Cendres, le mardi, on tuait le "Bœuf gras" qu'avait promené la corporation des bouchers, dernière viande de prix permise avant le jeûne prolongé du Carême . En France et au Québec, on appelle ce jour Mardi Gras, dans les pays anglophones "Fat Tuesday", "Shrove Tuesday" ou encore "Mardi Gras Day". Comme il était aussi de coutume d'arrêter de manger des œufs durant le Carême, on a pris l'habitude de faire des crêpes et des beignets en cette veille de période de jeûne. C'est pourquoi le Mardi Gras est aussi appelé "Pancake Tuesday".
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