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Des huttes ou bure, comme celle-ci, sont disponibles pour ceux qui veulent vivre un peu plus comme des «indigènes» durant leur séjour sur Viti Levu, une des îles de Fidji. (Wes Lafortune) Bula! Un mot qui devient vite familier pour ceux qui voyagent à Fidji, ce paradis du Pacifique Sud situé à plus de 2400 km au nord de la Nouvelle-Zélande. «Bonjour!», ou «Bula!» en langue fidjienne, n’est pas une simple formule d’accueil utilisée par des gens qui ont de bonnes manières, mais exprime vraiment un intérêt pour la personne en question.
Un accueil réel à Fidji
J’ai vite découvert cette réalité dans un marché de fruits et légumes, du petit village de Sigatoka, lorsqu’une vendeuse, nommée Ana, m’a présenté sa fille et sa mère. Elle m’a ensuite demandé de prendre des photos de chaque membre de sa famille. Dans certains pays, cela pourrait ressembler à une ruse afin de vendre plus de produits aux touristes ou être une occasion pour demander de l’argent pour avoir posé, mais à Fidji, ce n’était que de la simple hospitalité réconfortante que j’ai d’ailleurs rencontrée tous les jours durant mon trop court séjour. «Bula!», dit Ana. «Bienvenue à Fidji»
Accueillir les touristes de partout dans le monde est une habitude à Fidji. Les indigènes de Fidji ont été visités la première fois il y a des millénaires, par des Polynésiens et des Mélanésiens qui ont pagayé jusqu’au groupe d’îles. Dans les années 1870, Fidji a vu l’arrivée des ouvriers de la région du Bengale, en Inde, venus travailler dans les champs de canne à sucre. Malgré un croisement incontestable de races dans l’archipel, la plupart des Indo-Fidjiens sont Hindous. Ils sont suivis par les membres de l’Église méthodiste dont les missionnaires, dans les années 1880, avaient voyagé de l’Angleterre jusqu’à Fidji pour convertir les indigènes au christianisme. Parmi les autres religions pratiquées par les habitants de Fidji, il y a le catholicisme et l’islam.
Deux traditions datant des premiers habitants de Fidji demeurent encore au centre de la vie insulaire : le kava et la marche sur le feu.
Un toast amical Le kava (aussi connu sous le nom de yagona, prononcé yang-go-na) est une boisson non alcoolisée au goût de bois qui engourdit la langue et les lèvres.
La première fois que j’ai goûté au kava, c’était au «village de la poterie» de Nakabuta situé au bout d’une route de terre dans la vallée de Sigatoka, sur Viti Levu, la plus grande île de Fidji. Ce qui ressemble, au premier abord, à un parc d’amusement de Fidji est en fait un village authentique.
Ici, pendant des générations, les femmes sont arrivées à parfaire l’art de la céramique, en créant de magnifiques poteries faites à la main et en utilisant de l’argile ramassée sur les berges de la rivière Sigatoka, tout près. Les pièces sont mises à feu, puis enduites de vernis fait à partir de sève d’eucalyptus australien.
Une autre partie essentielle d’une visite à ce village est de goûter au kava qui est préparé avec amour par une des femmes du village. La boisson est faite à partir de la racine séchée de poivrier. La substance poudreuse est placée dans une pochette, mélangée à l’eau dans un grand bol en bois et servie aux invités dans des tasses en bois.
«Bula!», me suis-je écrié, comme le veut la coutume, avant de lever ma tasse jusqu’à mes lèvres et d’avaler d’un trait l’élixir qui a l’apparence d’une eau boueuse.
Quelques heures plus tard, après avoir développé une réaction cutanée sur mes bras en plus de subir l’effet de la bouche engourdie – auquel je m’attendais – j’ai compris que le kava n’était vraiment pas fait pour moi.
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