Accueil L'actualité Arts et cultures L’important ce n’est pas de tricher, mais de gagner |
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L’important ce n’est pas de tricher, mais de gagner |
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Écrit par Olivier Chartrand, La Grande Époque - Montréal
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09-04-2008 |
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Carter (John Krasinski, à gauche) et Dodge (George Clooney, à droite) se disputant le cœur de la séduisante Lexie (Renée Zellweger).(Melinda Sue Gordon/Universal Studios) Le sport professionnel n’a pas toujours été un domaine dans lequel on oeuvrait pour devenir multimillionnaire. La réglementation n’a pas toujours été aussi stricte qu’à notre époque (bien qu’avec tous les scandales de dopage, de violence, même dans les ligues juniors, on peut se demander à quoi elle sert vraiment…). Le dernier film réalisé par George Clooney, dans lequel il tient également la vedette, Leatherheads (Double jeu) est un clin d’œil à l’époque encore «broche à foin» d’un des sports les plus populaires en Amérique du Nord, le football.
En 1925, Jimmy «Dodge» Connelly (George Clooney) est un footballeur prenant de l’âge et jouant pour une équipe miteuse, en faillite, qui ne possède qu’un seul ballon. Il ne craint ni la bagarre ni le jeu peu orthodoxe pour gagner une partie. Lorsque son entraîneur lui apprend que l’équipe doit se dissoudre par manque de fonds, Dodge est désemparé, lui qui n’a aucune autre compétence que de jouer au football. Il lui vient alors l’idée d’engager Carter Rutherford (John Krasinski, dont c’est la première apparition au grand écran), un héros de la Grande guerre et une vedette montante du football universitaire.
Il n’est pas seul à s’intéresser au talent et au parcours de Rutherford, Lexie Littleton (Renée Zellweger, Miss Potter), une journaliste avec du caractère, enquête sur Rutherford qui n’est peut-être pas le héros de guerre que l’on croit.
Visiblement, Clooney s’est fait plaisir en réalisant Leatherheads dans lequel il joue le drôle et séduisant… George Clooney. On a l’impression que le personnage de Dodge n’est qu’un avatar de lui-même.
Le comédien est très engagé (notamment dans la cause du Darfour) et les deux derniers films qu’il a réalisés étaient à caractère biographique (Confessions of a Dangerous Mind) et historique (Good Night, and Good Luck). Leatherheads est donc la première comédie sentimentale portée au grand écran, signée par cette valeur sûre du cinéma hollywoodien.
Le film est sympathique et fait rire. Il plaira autant aux spectatrices qu’aux spectateurs. Certaines scènes rappellent sans trop de difficultés les débuts du cinéma comique : descente de bar à la période de la prohibition, poursuite entre policiers et malfaiteurs, amusante bataille générale de bar avec bouteilles brisées, etc. Autant par son scénario, la simplicité de ses gags, que par ses costumes et décors, le film a un look des années 1920 réussi. De nos jours, un certain type de comédies tombe dans la vulgarité pour surprendre le spectateur. Et comme le public est de plus en plus immunisé contre ceci, on repousse toujours les limites de l’acceptablement drôle. Leatherheads reste tout de même propre dans le comique. C’est un film à grand budget qui divertit pour les jours de pluie alors qu’on ne veut pas trop se casser la tête et d’où on ressort avec le sourire aux lèvres.
Leatherheads n’est néanmoins pas la dernière comédie que réalisera Clooney. En effet, il travaille sur un projet avec les frères Cohen, qui l’ont d’ailleurs dirigé pour O Brother, Where Art Thou?, qui devrait paraître sur nos écrans en 2009, ça promet!
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