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Accueil arrow Société arrow Le plus beau métier du monde menacé par la violence
Le plus beau métier du monde menacé par la violence Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Christine Modock, La Grande Époque - Martinique   
19-04-2008

Une élève dans la classe.
A ce rythme, on risque de voir dans 30 ou 40 ans la disparition de ce corps de métier, jugé aussi dangereux qu’une brigade de police sur le terrain. (photos.com)
La violence à l’école est un thème qui défraie la chronique dans toute la presse. Tout le monde en parle et personne ne trouve de solutions vraiment efficaces pour enrayer ce phénomène qui gangrène notre société. La problématique est réelle et les conséquences, à plus ou moins long terme, risquent de nous emporter tous et d’engendrer dans le futur des adultes révoltés, impatients, intolérants, dévoyés et quasiment dans l’impossibilité de respecter les institutions, les lois, les usages et coutumes qui constituent l’empreinte de notre civilisation depuis des siècles.

 

QUE FONT LES GOUVERNANTS?
Que veulent les parents d’élèves en faisant de leur progéniture des « enfants rois », qui ont actuellement autorité sur leurs professeurs?


Se remémorent-ils l’éducation qu’ils ont reçu et qui ont fait d’eux ce qu’ils sont avec les principes de respect des lois et institutions, de l’autorité en place, de l’ancien, des parents, et de tous ceux qui, par leur expérience ou leur âge, méritent d’être salués avec attention et estime.


Que signifient ces réactions chez les jeunes? Certains disent que leur révolte est le signe d’un mal-être. D’autres cherchent des raisons psycho-mélodramatiques pour justifier des attitudes barbares et justifier l’injustifiable. De l’avis de certains spécialistes, il est question de gestes inconscients, de phénomène de groupes, de responsabilité des parents et de l’Etat qui n’apportent pas de solutions aux jeunes.

 

QUE FONT LES PROFESSEURS, VICTIMES DE CETTE VIOLENCE?
Que fait l’Ecole pour retrouver son calme et préserver la sérénité des cours, qui sont des lieux de ressourcement et de connaissance pour nos jeunes enfants?


Que fait la société face à ce problème qui nous concerne tous?


Selon le journal L’Express, « chaque soir les 26 académies de métropole dressent l’inventaire des actes de violence quotidiens commis sur tout le territoire et envoient des comptes rendus. ». On peut dire que le résultat est plutôt alarmant, pour prendre le cas de Créteil, la liste des attaques atteint régulièrement 4 ou 5 pages, voire plus.


A Saint-Denis (Seine Saint-Denis) des tirs de pistolet à plombs ont atteint la fenêtre d’une salle de cours du collège Fabien, conduisant à l’évacuation de la salle. Ici, les incidents qui touchent les enseignants se multiplient et l’observatoire européen de la violence scolaire dénonce « l’aggravation d’une violence anti-institutionnelle construite notamment contre l’école, ses locaux, ses personnels. »


Dans d’autres régions, on cite un professeur d’arts plastiques poignardé à  sept reprises dans sa classe (en Essonne).  A Lyon des élèves crachent à la figure des professeurs, sans compter les coups et blessures infligées aux enseignants. A Mureaux dans les Yvelines, un principal se fait tirer dessus par un enfant détraqué.

 

COMMENT CES VIOLENCES ARRIVENT-ELLES?
Le journal L’Express donne l’exemple suivant: « Un troupeau d’ados braillards déboule dans la salle de cours, bousculant le prof sur son passage, les gamins se ruent vers les sièges sans ôter leur blousons ou leur casquette. Le cours commence au milieu des cris, des invectives et des sonneries de téléphone portable. Et c’est ainsi chaque jour, puis un jour, l’enseignant les nerfs à vif, réagit pour rappeler les règles. Et, c’est l’affrontement! Nous dirons « c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase » et qui justifiera les violences de nos enfants.


Partout, de la France jusqu’aux DOM,  cette violence se propage avec l’appui des parents, qui n’auront certes pas toute l’information sur les circonstances et le contexte des évènements, mais écoutent simplement les déclarations de leur enfant. Ils viendront agresser les professeurs déjà traumatisés dans leur salle de cours. A ce rythme, on risque de voir dans 30 à 40 ans la disparition de ce corps de métier, jugé aussi dangereux qu’une brigade de police sur le terrain.


La dépression chez les enseignants est un phénomène qui devient courant et fait partie du fonctionnement des rectorats. Il semble que malgré le coût que cela représente, on préfère payer et garder sous silence cette anomalie du système scolaire, plutôt que de trouver des solutions avec tous les acteurs de notre société pour modifier le fonctionnement des élèves, des parents, de l’école, et enfin le laxisme de la société.

 

ALORS QUE FAIRE?
Il faut un engagement de tous et très vite. Laisser porter atteinte à la moralité, à la famille, aux institutions, à la tradition… c’est laisser se former passivement des bataillons d’adultes en devenir complètement anarchiques, sans loi, ni foi, ni voie, qui auront l’esprit orienté uniquement vers la guerre, la vengeance, la destruction de tout ce qui s’oppose à eux. Et, une société bâtie sur de tels principes est vouée irrémédiablement à l’échec et à l’autodestruction.





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