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Zimbabwe: Mugabe s’accroche, la violence déferle Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Noé Chartier et Aurélien Girard, La Grande Époque   
24-04-2008

Des manifestants sur la plage de Durban, en Afrique du Sud,
Des manifestants sur la plage de Durban, en Afrique du Sud, s’opposent au déchargement d’un navire chinois rempli de matériel militaire destiné au Zimbabwe, le 19 avril 2008. Leur banderole dit : «Le Zimbabwe a besoin de paix, pas de fusils chinois». Les ouvriers du port de Durban ont refusé de décharger le bateau, puis la justice sud-africaine a approuvé la démarche. On ne savait pas, au moment de mettre sous presse, dans quel pays d’Afrique australe le navire tenterait d’accoster pour décharger sa cargaison. Les armes chinoises doivent très probablement servir à la répression et à maintenir au pouvoir Robert Mugabe au Zimbabwe, un pays plongé dans une crise politique, sociale et économique. (Rajesh Jantilal/AFP/Getty Images)
Ce qui se dessine au Zimbabwe est de plus en plus clair. Les résultats de l’élection présidentielle du 29 mars dernier n’ont toujours pas été dévoilés. Au niveau des élections législatives, le mouvement d’opposition avait été donné gagnant, mais un recomptage des voix est en cours. Tous les observateurs estiment qu’une fraude est organisée pour faire balancer le décompte en faveur du vieux dictateur, Robert Mugabe. Mais ce ne sont pas ces manoeuvres qui inquiètent le plus : une campagne de terreur a été lancée contre l’opposition et toute personne susceptible de l’avoir appuyée dans les urnes.

Le chef du Movement for a Democratic Change (MDC), Morgan Tsvangirai, ayant revendiqué la victoire, a quitté le Zimbabwe dix jours après les élections. Il est actuellement accusé de trahison et un retour dans son pays pourrait lui faire revivre un épisode de torture comme en 2007. Quant au reste du leadership de son parti, il est soit exilé, terré dans la clandestinité ou ciblé et attaqué par les gens du pouvoir.

Le Zimbabwe est exsangue et la fraude électorale ne semble pas suffisante pour assurer à Mugabe un contrôle adéquat. Un plan militaire aurait été mis sur pied à l’échelle du pays pour surtout garantir la survie du parti au pouvoir, le ZANU-PF. Des militants de ce dernier, ayant fait ses armes dans la lutte anticoloniale, avec des soldats et des groupes de jeunes, formeraient actuellement des forces de frappe visant à terroriser la population. Mugabe souhaite un second tour aux élections présidentielles et les électeurs doivent être soumis violemment à voter pour lui.

Le secrétaire-général du MDC, Tendai Biti, a estimé depuis l’Afrique du Sud que le Zimbabwe est actuellement en «situation de guerre», rapporte la BBC. Selon lui, une dizaine de personnes seraient mortes; des centaines, blessées; et des milliers, déplacées. Il craint un embrasement de la violence, car il ne sait pas combien de temps une population si abusée et appauvrie pourra endurer. «Si la démocratie échoue au Zimbabwe, quelles options laissez-vous à la population du Zimbabwe?»

L’organisation de défense des droits de l’Homme Human Rights Watch (HRW) a de son côté publié des informations troublantes sur la situation actuelle. Dans un communiqué du 19 avril, elle indique que le ZANU-PF a mis sur pied des «camps de torture» pour mater l’opposition.

«La torture et la violence augmentent en flèche au Zimbabwe», affirme Georgette Gagnon, directrice Afrique pour (HRW). «Les membres du ZANU-PF mettent sur pied des camps de torture pour systématiquement cibler, battre et torturer des gens suspectés d’avoir voté pour le MDC dans l’élection du mois passé.»

L’organisation dit avoir interrogé une trentaine de personnes ayant subi le même traitement. Elle déplore également le peu d’efforts des gouvernements régionaux pour aider à régler la crise.

«Le SADC [Communauté de développement du Sud de l’Afrique] et le président Mbeki [Afrique du Sud] ont complètement abandonné les Zimbabwéens et ont permis au ZANU-PF de commettre d’horribles abus», estime Mme Gagnon. «L’Union africaine devrait assumer la responsabilité de protéger les civils de la violence croissante et mettre un terme à l’impasse politique avant que le Zimbabwe ne sombre dans un plus grand désastre.»

Mugabe veut des armes
La semaine dernière, un drôle de cargo est arrivé dans le port de Durban, en Afrique du Sud. Un cargo tellement controversé que les ouvriers du port ont refusé d’en décharger le contenu. Il s’agissait d’un navire, le An Yue Jiang, rempli de 77 tonnes d’armes chinoises destinées au Zimbabwe.

La justice sud-africaine a finalement également refusé un déchargement et, avant qu’elle ne puisse confisquer la cargaison, le bateau a levé l’ancre à la recherche d’un autre port en Afrique australe, et ce, malgré la position initiale du porte-parole du gouvernement sud-africain, Themba Maseko, qui avait prévenu ne pas être en «position d’agir de façon unilatérale ni d’interférer dans un accord commercial entre deux pays».

À bord du navire : 3 millions de balles de AK-47, 1500 roquettes et 3500 obus de mortier. La commande de ce matériel militaire serait survenue, selon le Sunday Times, seulement trois jours après les élections du 29 mars dernier, considérées comme perdues par le dictateur Mugabe.


 
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