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Symptôme local des tensions entre Russie et Occident |
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Écrit par Aurélien Girard, La Grande Époque-Paris
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15-05-2008 |
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Page 2 sur 2 Mikhaïl Gorbatchev, dernier président soviétique et Prix Nobel de la paix 1990, ne cache lui-même pas sa colère : «Les États-Unis avaient promis que l’OTAN ne dépasserait pas les frontières de l’Allemagne après la guerre froide, mais maintenant la moitié des pays d’Europe centrale et orientale en sont membres, donc qu’ont-ils fait de leurs promesses?», déclare-t-il au journal britannique le Daily Telegraph. «Nous avions dix années après la guerre froide pour construire un nouvel ordre mondial et nous les avons gâchées», ajoute-t-il.
L’or noir de la Caspienne C’est donc, plus qu’un conflit régional, la manifestation locale d’une lutte pour un ajustement des grands équilibres politiques mondiaux qui se manifeste en Géorgie. Les Abkhazes sont bien sûr renforcés par l’exemple de l’indépendance du Kosovo dont les Russes avaient prévenu (voire menacé) qu’elle poserait un précédent pour d’autres demandes d’indépendance.
Mais au-delà, dans la tentative actuelle de saborder l’adhésion de la Géorgie à l’OTAN et la mettant, sinon en guerre, au moins au bord d’une guerre civile, la Russie sait qu’elle se focalise sur un point régional crucial pour le «bloc» États-Unis/Europe. Hors la question de l’OTAN, existe, par exemple, celle de l’approvisionnement énergétique par l’oléoduc BTC (Bakou-Tbilissi-Ceyhan) inauguré en 2006. Celui-ci permet aujourd’hui d’accroître le transport d’hydrocarbures de la Caspienne vers l’Europe en évitant la Russie, ôtant à cette dernière, en pleine crise pétrolière, un de ses leviers de pression préférés sur ses partenaires occidentaux.
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