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Vietnam: de la colonisation à la dictature Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Noé Chartier, La Grande Époque - Montréal   
17-05-2008
Des Vietnamiens visitent une pagode de Hanoï.
Des Vietnamiens visitent une pagode de Hanoï. Les religions sont strictement surveillées dans ce pays d’Asie du Sud-Est où le Parti communiste ne tolère aucune opposition ou forme d’organisation qui échappe à son contrôle. (Hoang Dinh Nam/AFP/Getty Images)
Les luttes d’indépendance ne mènent pas toujours à la liberté, même lorsqu’elles réussissent. Le 20e siècle a produit nombre d’exemples, et la région asiatique a probablement fourni les plus pertinents. Résultat : des centaines de millions de gens vivent sous la dictature de régimes communistes qui se présentent toujours comme des «libérateurs». La victime qui devient le bourreau? Le Vietnam est un cas typique.

Le nationalisme et le communisme vietnamien sont nés sous domination française. Plus la France exploitait et réprimait l’Indochine, plus la population se radicalisait. Les meneurs du mouvement qui, dans bien des cas, ont pu étudier à l’étranger – surtout en France – ont solidifié leurs bases théoriques avec les idées occidentales de démocratie et de révolution. De retour dans leur pays natal, ils avaient les outils idéologiques pour réfléchir à la condition de leur peuple et organiser ce dernier.

L’un d’eux, le «père» de l’indépendance, Ho Chi Minh (communiste), se plaignait à l’époque : «Nous ne pouvons nous réunir librement, ni former des associations.» La France «a conquis notre pays [Vietnam] par la force pour la poursuite de ses intérêts égoïstes. Depuis lors, nous avons été non seulement honteusement opprimés et exploités, mais aussi impitoyablement torturés et empoisonnés».

Et qu’en est-il depuis la victoire des communistes sur la France en 1954? Le Vietnam est bien entendu passé par de dures années de guerre contre les États-Unis, eux qui voulaient freiner l’avancée du communisme dans un contexte de guerre froide. Si on peut blâmer cette catastrophe humanitaire pour les retards qu’a accusés le Vietnam en termes de développement, on ne voit pas l’intention des dirigeants communistes d’apporter au pays le «paradis sur terre» promis aux masses paysannes qui ont payé de leur vie pour les porter au pouvoir.

Aujourd’hui, les communistes vietnamiens n’ont pas à avoir de complexe d’infériorité par rapport au colonisateur dans le domaine de l’exploitation et de la répression. Les lourdes peines de jadis, attribuées par l’administration coloniale aux simples distributeurs de pamphlets politiques, sont les mêmes peines d’aujourd’hui. Sauf que, cette fois, c’est Vietnamien sur Vietnamien.

Associated Press rapporte qu’un Américain, d’origine vietnamienne, et deux Vietnamiens seront en procès cette semaine pour avoir eu l’intention de distribuer des pamphlets antigouvernement. Ils sont accusés de terrorisme et pourraient écoper de sept ans de prison.

La relance économique

Le Parti communiste vietnamien a sensiblement emprunté la même voie que son homologue chinois, avec quelques années de retard. Dans les deux cas, une faillite de l’économie planifiée a incité les élites dirigeantes à se tourner vers l’économie de marché et les investissements étrangers, afin d’éviter une déconfiture et d’assurer leur propre pérennité. L’effondrement de l’Union soviétique, principal allié du Vietnam, a également été un accélérateur important.

Les États-Unis ont aussi joué un rôle de premier plan dans la relance du Vietnam depuis le milieu des années 1990. En 1995, sous l’administration Clinton, les deux pays ont normalisé leurs relations et établi leurs ambassades respectives. En 2000, ils ont signé un accord commercial bilatéral et, en 2007, le Congrès a approuvé pour le Vietnam le statut de «Relations commerciales permanentes normales». Cette même année, ce pays a rejoint l’Organisation mondiale du commerce (OMC).

Avec la guerre froide terminée, l’heure est au triomphe du capitalisme. Pour Washington, le communisme comme «virus» n’a plus besoin d’être endigué, et l’absence de démocratie et du respect des droits de l’Homme fondamentaux n’est pas un obstacle au commerce. La politique dite de l’engagement, favorisée par bon nombre de pays occidentaux, se marie parfaitement à la recherche de profit des entreprises et des financiers. Mais dans le cas du Vietnam, comme celui de la Chine, on tarde encore à voir les retombées positives de cette politique qui, en théorie, suggère qu’un rapprochement amical avec une dictature peut finir par l’assouplir.

Dans plusieurs cas, ce qui en ressort est plutôt le contraire, soit que les tendances autoritaires influencent les politiques des pays dits démocratiques. Puis l’argument en faveur du commerce avec les régimes totalitaires estime qu’une libéralisation économique entraîne nécessairement une libéralisation politique. Encore une fois, il est très pénible d’énumérer des exemples sérieux. Malgré toutes les bonnes opportunités d’affaires au Vietnam, le pays demeure une vaste prison gérée
par un régime brutal.

Un document du Département d’État américain note que : «Malgré la répression continuelle de la liberté d’expression, le Vietnam a fait des progrès significatifs dans le domaine de la liberté religieuse. En 2005, le Vietnam a adopté une vaste loi sur la liberté religieuse, interdisant les renonciations forcées et permettant la reconnaissance officielle de nouvelles dénominations.» Suite à cela, les États-Unis ont retiré le Vietnam de la liste des «pays d’inquiétude particulière», jugeant qu’il «n’était plus un violateur sérieux des libertés religieuses».

Mais ce geste de Washington est survenu seulement quelques jours avant une visite du président américain, George W. Bush, au Vietnam, comme quoi le statut de «violateur» peut servir de monnaie d’échange dans le jeu diplomatique.


 
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