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La flamme pour la liberté du Tibet visite Montréal |
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Écrit par Noé Chartier, La Grande Époque - Montréal
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21-05-2008 |
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Népal
Avec l’arrivée au pouvoir des maoïstes au Népal, rien de bon n’augure pour les exilés tibétains qui s’y trouvent. Arrestations massives et répression sont devenues choses courantes dans le pays himalayen coincé entre deux géants. Le pays devrait se rapprocher de la Chine aux dépens de l’Inde.
Kesang Doma Dhonling, Tibétaine d’origine au Canada depuis douze ans, est revenue dernièrement du Népal où elle a passé deux mois. S’exprimant aussi bien en français qu’en anglais, la dame d’une quarantaine d’années a détaillé à La Grande Époque le climat malsain régnant dans ce pays où habite des membres de sa famille.
Elle dit avoir participé à des manifestations et à des vigiles qui ont été réprimées violemment à coups de matraque par la police népalaise. Elle-même n’a pas été blessée. Elle rapporte aussi qu’à Boudhanath, la ville où elle était, la police empêchait les moines bouddhistes d’aller à la capitale, Katmandu, pour qu’ils ne puissent pas participer aux manifestations protibétaines
Pour elle, la Flamme de la liberté est un évènement très significatif. «C’est bon, au moins ici nous avons la liberté. Nous pouvons nous exprimer pour les gens au Tibet.»
Médias
Le gouvernement chinois a accusé les médias occidentaux d’être biaisés en faveur des Tibétains. Ces accusations ont fait écho dans les communautés chinoises d’outre-mer où les médias sont largement contrôlés par Pékin.
Une analyse du contenu de certains grands médias québécois au niveau des éditoriaux et des spécialistes invités, qui a été publiée dans La Grande Époque dernièrement (Une guerre médiatique anti-Chine?), a toutefois démontré qu’un biais pro-Pékin est aussi présent.
La chroniqueuse de La Presse Lysiane Gagnon a consacré plusieurs articles au Tibet et ils ne sont pas passés inaperçus par le Comité Canada-Tibet. Si bien que son directeur exécutif, Dermod Travis, a jugé bon de répliquer.
«Durant les dernières semaines, il y a eu ceux qui, incluant Madame Gagnon, argumentent que le soulèvement actuel au Tibet et les manifestations à travers le monde ne servent qu’à humilier la Chine. Mais l’appel à la liberté démocratique, à la justice et aux droits de l’Homme est un objectif qui ne doit jamais se soucier d’heurter les sentiments de ceux qui privent leurs citoyens des droits de l’Homme fondamentaux.»
M. Travis, lors de l’activité au Stade olympique, a suggéré plusieurs avenues pour venir en aide au Tibet, notamment faire pression sur les politiciens d’ici et participer aux activités organisées par son organisation. Il a également profité de la tribune pour présenter ses condoléances aux victimes du récent tremblement de terre en Chine, qui a fait des dizaines de milliers de morts.
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