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Elvis Stokjo, une légende du patinage artistique canadien, tient la torche des droits de l'Homme à Toronto le 17 mai. (Sonya Bryskine/ La Grande Époque)
TORONTO— Pour les athlètes, les gouvernements et les individus, c'est le moment maintenant de parler ouvertement des violations des droits de l'homme en Chine, nous dit Elvis Stojko, double médaillé d'argent de patinage artistique aux Jeux olympiques.
Stojko a dit samedi lors du rallye de Queen's Park à Toronto : «Á l'approche des Jeux olympiques, nous avons l’opportunité de dire à la Chine: «Vous devez avancer. Nous ne sommes plus au Moyen-âge.»
«Nous ne voulons pas nous caler dans notre fauteuil et dire dans deux ans : «Nous aurions dû faire quelque chose, nous aurions pu faire quelque chose.», ajoute-t-il.
M.Stojko était présent lors du passage du Relais de la flamme des droits de l'homme à Toronto, un évènement qui a traversé 120 villes et 37 pays, mettant en lumière les violations des droits l'homme en Chine.
Il a condamné le régime communiste pour sa persécution du Falun Gong, des Tibétains et des défenseurs des droits de l'homme en Chine.
Plus d'une dizaine d'orateurs se sont adressés à une foule d'environ 200 personnes, abordant des sujets tels que la situation critique des Ouighours et des militants démocrates en Chine, en passant par le soutien de la Chine communiste aux «états voyous» de Birmanie et du Soudan.
Des musiciens de la région ont joué pour la foule. Un des artistes, Drew Parker, de Barrie en Ontario, a fait don des recettes de son nouveau single au profit de la lutte pour les droits de l'homme en Chine. Le slogan de cet évènement était: Les Jeux olympiques et les crimes contre l'humanité ne peuvent pas coexister.
Le champion Olympique Elvis Stojko (au centre) rejoint par le membre du Parlement Borys Wrzesnewskyj (à droite) et le Sénateur Conservateur Consiglio Di Nino (à gauche) lors du passage du Relais de la Flamme dans le Centre ville de Toronto. (Jason Loftus/ La Grande Époque)
«[Les Jeux Olympiques c'est] Paix et liberté, c'est apporter l'harmonie et unir les gens,» dit Stojko. «Le pays qui accueille les Jeux devrait représenter cela.»
Comme les autres orateurs, Stojko a précisé que ses critiques ne visaient pas le peuple Chinois.
«Je veux que le peuple de la Chine sache que nous sommes là pour les soutenir. C'est le régime qui a causé ces mauvaises choses»
Une minute de silence a été observée pour les victimes du tremblement de terre qu'il y a eu en Chine ce week-end, dont certains articles prétendent qu'il aurait fait plus de 50.000 morts.
Stojko est une figure dans le patinage artistique masculin Canadien, sept fois champion, trois fois champion du monde et deux fois médaillé d'argent aux Jeux Olympiques. Il a pratique le kung fu depuis 1989 et dit apprécier la culture Chinoise.
Stojko a demandé aux gouvernements et aux particuliers de s'engager pour les Droits de l'Homme pendant que l'attention est tournée vers la Chine, dans le peu de temps qui nous sépare des Jeux Olympiques d'été de Pékin.
Des jeunes femmes libérant des colombes blanches, qui symbolisent ceux qui ont fait face à la persécution et qui sont morts sous le régime communiste en Chine pour leurs croyances. (Jason Loftus/La Grande Époque)
«Vous ne pouvez pas vous asseoir et simplement regarder ce qui se passe», dit-il.
Des instances sportives dans certains pays Européens ont ordonné aux athlètes de ne pas se prononcer concernant les Droits de l'Homme en Chine, une pratique à laquelle Stojko s'oppose.
«C'est notre affaire, peu importe ce que certains pourrait dire. Et [nous devrions] arrêter de nous inquiéter de ce que pourrait penser les autres, nous lever et prendre position.»
Cela signifierait-il qu'il aurait boycotté des Jeux où il s'est illustré?
Stojko répond : «Il est évidemment facile pour moi de dire ’oui’ parce que je ne suis plus un athlète en activité. Mais je crois que les athlètes ont un choix personnel à faire. Parce qu'ils nous représentent tous.»
«Ils représentent leur pays, les idéaux, la morale et les croyances de la Flamme Olympique. Donc, je pense qu'ils ont le choix de prendre position et qu'ils devraient être autorisés à avoir le choix de prendre position.»
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