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La FAO distribue des semences en Mauritanie |
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Écrit par Centre d'Actualités de l’ ONU
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19-06-2008 |
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Des camions chargés de plus de 500 tonnes de semences ont quitté Nouakchott et se sont dirigés vers six capitales régionales de la Mauritanie, a annoncé l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) le 13 juin 2008.
Quelque vingt camions avec à bord des semences de sorgho, de mil, de maïs et de niébé ont fait route vers le sud et le sud-est du pays, tandis que des distributions de semences devaient être effectuées en parallèle dans d'autres régions par les autorités gouvernementales.
Cette opération s'est faite dans le cadre des mesures d'urgence lancées par la FAO pour faire face à la flambée du prix des denrées alimentaires.
«La production a beaucoup souffert des sécheresses et des inondations l'année dernière», a signalé Luca Fornasari, qui coordonne les activités de la FAO en Mauritanie. «Les importations alimentaires coûtent très cher. Les paysans ont donc vendu leurs stocks pour acheter de la nourriture», a-t-il ajouté. «Les livraisons de semences les aideront à tenir le coup.»
Au mois de décembre, le prix du mil avait augmenté de 50 % par rapport à l'année précédente, celui du sorgho avait doublé et celui du maïs avait augmenté de 60 %. Les prix du blé et du riz importés ont augmenté davantage et sont devenus inaccessibles pour de larges fractions de la population, précise un communiqué publié vendredi dernier, le 13 juin, par la FAO.
Les Mauritaniens accusent le coup en mangeant moins, voire en ne prenant qu'un seul repas par jour. Certains vendent leur bétail pour presque rien, car les bêtes sont en état de sous-alimentation. Les niveaux déjà élevés de malnutrition parmi la population sont maintenant en hausse.
L'initiative de la FAO pour contrer la flambée du prix des denrées alimentaires est également en cours au Sénégal, au Burkina Faso et en Haïti. Les activités débuteront au Timor-Leste et au Mozambique dans les semaines à venir. La FAO finance cette initiative sur ses propres fonds à hauteur de 17 millions de dollars, en accordant la priorité aux pays les plus touchés et où la saison agricole actuelle peut encore être sauvée.
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