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Une pêche illicite de plus en plus dans le collimateur de la FAO |
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Écrit par Héloïse Roc, La Grande Époque - Paris
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09-07-2008 |
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Le palangrier l’Apache, ancien bateau de la Marine nationale reconverti, a été saisi dans les zones australes françaises pour pêche illégale en juin 2004. (Eric Estrade/AFP) La pêche illégale sévit dans le monde entier, avec toutes les conséquences qui en découlent au niveau environnemental, économique et social. Elle est devenue l’un des dossiers prioritaires de notre planète. La FAO, l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, lance un appel d’un million de dollars aux pays en développement, s’ils parviennent à interdire leurs ports aux navires pratiquant la pêche illicite. Cet appel a été fait à l’occasion de la Consultation technique qui se tient cette semaine à Rome, le 24 juin 2008. Le sous-directeur général de la FAO pour les pêches, Ichiro Nomura, déclare: «La pêche joue un rôle crucial pour la sécurité alimentaire, la nutrition et les revenus des ménages du monde en développement. Compte tenu de la flambée des prix alimentaires et de la préoccupation croissante sur la situation de certains stocks de poissons sauvages, nous ne pouvons nous permettre de laisser la pêche illégale avoir des répercussions sur ces communautés».
ÉTABLIR LES LISTES NOIRES DES BÂTEAUX DE PÊCHE
Déjà en 2005 la FAO avait élaboré un dispositif de formation d’inspecteurs pour les ports, dont le but était d’améliorer les contrôles, d’établir des normes réglant les rapports entre les pays, et de faciliter les informations transfrontières sur les transgresseurs. Des listes noires de contrevenants se sont établies et les navires non autorisés n’ont pas pu amarrer. C’est à cette période que M. Swan a expliqué: «L’idée est qu’à mesure que les ports élargiront leurs rôles et déploieront du personnel mieux formé pour ces opérations, et que les organes régionaux de pêches partageront leurs informations sur les activités illégales, les opérations de pêche illicite n’auront d’autre choix que de parcourir des distances de plus en plus grandes pour chercher un port de complaisance qui les accepte.»
RENFORCEMENT DES CONTRÔLES
Parmi ces mesures figurent le contrôle des prises et des engins de pêche lors du ravitaillement des navires. Ainsi les navires soupçonnés d’être impliqués dans la pêche illégale se verront repoussés. Ceci entraînera des pertes financières considérables pour les propriétaires. Ces mesures doivent empêcher l’importation et le chargement du poisson capturé de manière illicite. Actuellement, la pêche illégale est un problème crucial dans les pays en voie de développement. La supervision des ports est relâchée, les contrôles sont insuffisants, et souvent la corruption permet de contourner les règles.
DES ATELIERS DE CONTRÔLE SE CRÉENT
$Cinq ateliers de contrôle de port ont été créés dans l’Océan Pacifique, l’Océan indien, en Méditerranée, en Afrique Australe et en Asie du Sud- Est. Dans ces cinq régions, la coopération s’est intensifiée. Par ailleurs, d’autres ateliers nationaux se sont organisés récemment (juin 2008) en Mauritanie et au Sénégal. Des sessions de suivi sont prévues pour le mois de juillet. C’est aussi six autres ateliers qui voudraient s’organiser d’ici 2010: au Proche-Orient, aux Caraïbes, en Afrique de l’Ouest, en Asie du Sud, en Amérique centrale et en Amérique du Sud. M. Nomura indique: «Ces ateliers fournissent aux pays qui combattent la pêche illégale depuis longtemps de nouveaux outils déjà en vigueur.» «Afin de poursuivre et d’étendre ces efforts, il faut un million de dollars en plus. Nous invitons donc la communauté internationale à participer».
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