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Un député français et Amnesty International déposent une pétition pour les droits de l'homme
Le 8 juillet, un mois avant les JO de Pékin, Amnesty International et le député français Jean-Jacques Urvoas ont remis à l'ambassade de Chine une pétition de 116 467 signatures, comprenant 265 élus tous partis politiques confondus.
La pétition demande aux autorités chinoises d’améliorer la liberté d’expression pour le peuple et de libérer sans condition Yao Fuxing, une mère de Tiananmen, Huang Jinqiu, Bo Dongwei (pratiquant de Falun Gong), Shitao, Hugui, Ye Guozhu, tous prisonniers de conscience.
Amnesty International (AI) qui a collecté ces signatures sur l’espace d’un an et demi a reçu également pour cette action le soutien de trois grands syndicats, dont la CFDT.
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Député Jean-Jacques Urvoas (à gauche) et le secrétaire d’Amnesty International France, M. Oberreit, ont remis plus de 110 000 signatures à l’Ambassade de Chine à Paris
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Avant le départ, la présidente d'Amnesty International France, Genevieve Garrigos, et le député Jean-Jacques Urvoas ont montré les pétitions signées devant l’Assemblée Nationale |
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Le simple dépôt de cette pétition a été semé d'embûches, l’ambassade de Chine ayant provoqué de nombreuses interférences. Notamment, quand le député Urvoas et le secrétaire général de AI et les journalistes sont arrivés à une centaine de mètres de l’ambassade, ils ont été stoppés par des policiers français.
Au passage du barrage policier, Emmanuelle Pirat (à droite) déléguée politique de la CFDT |
Après plusieurs interventions du député, la délégation a pu franchir le barrage policier. Les journalistes ont été obligés de montrer leur carte de presse. Selon le député, interviewé par notre envoyé spécial Zhang Le, «La loi française autorise un élu du peuple à circuler en toute liberté sur le territoire français. Les policiers doivent leur faciliter la tache au lieu de les entraver.»
Cachée par le policier au premier plan, on aperçoit une policière en civil levant l’index devant le député pour lui interdire d’avancer |
L'élu a été obligé d'informer le ministère de l’Intérieur afin de permettre au secrétaire général Oberreit de passer le barrage policier. Les membres d’AI étaient indignés que l’autorité chinoise ait pu commettre une telle ingérence dans les affaires françaises.
Devant le barrage policier la délégation a été submergée par les journalistes |
Après avoir remis une lettre d’appel à l'ambassade, le député Urvoas a révélé à la presse que l'ambassade avait promis qu’ils seraient reçus par des diplomates, mais finalement, ce sont des portiers qui les ont « accueillis » en prétendant que leurs supérieurs étaient tous absents.
Messieurs Urvoas et Oberreit finalement n’ont pu décharger les pétitions qu’à 6 mètres de l’entrée de l’Ambassade de Chine |
Le même jour, AI France et Human Rights Watch ont donné une conférence de presse dans un café près de l’Assemblée Nationale en présentant la situation des droits de l’homme en Chine un mois avant les JO. C'est à cette occasion que Human Rights Watch a annoncé la sortie d'un guide pour les journalistes sur les JO.
Les deux portiers de l’Ambassade de Chine ont ensuite posé les cartons de pétitions sur leurs propres chariots. |
Près de l’entrée de l’Ambassade de Chine, le député Urvoas et le secrétaire d’AI, M. Oberreit ont été interviewés par les médias. |
Une fois que tout le monde était parti (journalistes, élus et ONG) les portiers ont finalement emmené les pétitions dans l’Ambassade |
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