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Une ancienne loi freine les réformes sur les réserves autochtones |
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Écrit par Matthew Little, La Grande Époque - Toronto
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16-07-2008 |
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Page 2 sur 2 Mais la loi demeure la même, pratiquement identique à celle de 1985 lorsque des sections sexistes, qui privaient les femmes autochtones de certains droits et privilèges, ont été retirées.
Cependant, les limites imposées par la Loi sur les Indiens inquiètent les chefs autochtones qui sont aux prises avec des situations critiques dans plusieurs des communautés du pays. Les autochtones sont trois fois plus enclins à être victimes de crimes violents, sept fois plus à être victimes d’homicide et de huit à dix fois plus à être accusés d’homicide.
Le gouvernement a essayé d’améliorer cette loi à plusieurs reprises, affirme Shin Imai, un des plus grands experts canadiens sur la loi autochtone. Mais la complexité de la loi fait que chaque changement nécessite un autre changement, ce qui produit un effet domino que les législateurs hésitent à attaquer.
Les Premières Nations ont exhorté le gouvernement à faire des changements radicaux, mais cela a simplement fait que le gouvernement n’a plus bougé, indique Shin Imai.
Alors que les accords sur l’autogouvernance offrent une voie de sortie, ils prennent des années à négocier et il y a des centaines de Premières Nations à travers le Canada avec qui négocier.
Des progrès sont quand même réalisés malgré la Loi sur les Indiens.
Les excuses officielles de Stephen Harper, en juin dernier, aux victimes des pensionnats indiens ont été suivies d’une série de lois. Il y a eu un amendement à la Loi sur les droits de la personne pour y inclure les Premières Nations – auparavant considéré comme une omission flagrante – de même que la création d’un tribunal pour trancher sur les revendications territoriales dans une impasse.
L’Accord de Kelowna, un plan complet de 5 milliards de dollars visant à s’attaquer aux disparités sociales entre les communautés autochtones et le reste du Canada, sera aussi mis en application.
Aussi, les communautés autochtones prennent leurs propres actions, qui ne sont pas toutes «hors-la-loi».
Comme Vanessa Roulette, l’ex-toxicomane maintenant sobre, elle est une leader dans sa communauté et un exemple à suivre pour les jeunes autochtones aux prises avec la dépendance aux drogues.
La semaine dernière, elle a entrepris une marche de 200 km entre Winnipeg et Peguis, marchant de 16 à 17 heures par jour avant d’arriver à destination.
Elle veut lever des fonds pour la création d’un club de nuit sans alcool à Winnipeg et elle veut aussi envoyer un message aux jeunes autochtones qui ont des problèmes de dépendance – un message d’espoir qu’il est possible d’arrêter.
«C’est très difficile, mais il faut vraiment, vraiment vouloir changer sa vie.»
«Ils ne doivent pas avoir peur de demander de l’aide», dit-elle. «C’est ce que j’ai fait.»
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