Dans la Grèce antique, activités militaires et exercices sportifs allaient de pair. Les affrontements au lancer du disque, au javelot, les combats de lutte ou de pugilat (ancêtre de la boxe) permettaient de s’exercer et de préparer de nouvelles guerres. À Sparte, cette éducation préparait le citoyen à son futur rôle au sein de l’État: les hommes à la défense du pays et les femmes libres à la maternité pour des enfants vigoureux. Ainsi, les filles et les garçons rivalisaient dans des épreuves de vitesse et de force. Selon certains, l’établissement des Jeux olympiques daterait du IXe siècle. En effet à cette époque, le roi Elide Iphitos face à une épidémie de peste demanda de l’aide à la Pythie.
La grande prêtresse lui aurait répondu que les dieux réclamaient l’organisation de jeux sous forme de rencontres sportives en leur honneur. C’est ainsi que le roi conclut un traité avec Sparte, déclarant Olympie inviolable durant les jeux sacrés. D’autres relatent que ces jeux ont été importés de Crète par un dénommé Héraclès ou fondés par Hercule, fils de Zeus. Olympie, haut lieu sacré, situé non loin de la mer ionienne, sur la côte occidentale du Péloponnèse, a vu se dérouler, tous les quatre ans, pendant près de onze siècles des rencontres sportives, ou olympiades, illustrées par d’éclatantes victoires.
L’ensemble des cités grecques participait à ces rencontres et à chaque fois une trêve était observée. Au cours de ces échanges, les représentants des délégations participaient à des courses de vitesse, dromos ou course du stade, de demi-fond, diaulos ou double stade, de fond le dolichos. L’épreuve la plus prestigieuse, la course du stade, permettait au vainqueur de donner son nom à l’olympiade. Au pentathlon, épreuve complète composée du saut, du lancer du disque, du lancement du javelot, de la lutte, se sont rajoutés, le pugilat, qui se pratiquait les mains entourées d’une lanière de cuir, le pancrace, sorte de lutte meurtrière, et la course de chars.
Un cérémonial entourait la préparation et le déroulement des jeux. Par exemple le participant aux jeux ou «l’olympionike devait … n’avoir commis ni crime, ni sacrilège et se soumettre à un entraînement intensif pendant six mois». La première journée était consacrée aux différentes cérémonies religieuses et la dernière à une course en armes, signifi ant que la trêve était levée. Les vainqueurs étaient couronnés par le rameau d’olivier sacré: le kotinos. Les rameaux étaient coupés à l’aide d’une faucille d’or par un jeune garçon. Les honneurs personnels étaient étendus à la famille et à la Cité.
La réputation du vainqueur était immortalisée par une statue dressée sur l’Altis. Cet idéal olympique disparaît petit à petit. Les victoires devenant diffi ciles, un certain niveau de spécialisation s’installant, la nécessité d’un entraînement intensif voit le jour. C’est ainsi que les champions, images de la Cité, sont rémunérés par le trésor public et exemptés de toutes charges. À ce niveau, la professionnalisation des sportifs devient incontournable, et ces derniers, prêts à tout pour garder leurs privilèges passent de l’adulation au dénigrement: jusqu’à être comparés par certains auteurs et philosophes célèbres, de nullité intellectuelle ou encore condamnés pour fraude. C’est ainsi que le déclin des Jeux s’amorce.
Il est possible d’avancer que le contact des civilisations hellénique et romaine, la professionnalisation des athlètes et les conséquences observées, ainsi que l’introduction des jeux du cirque ont eu des répercussions sur la baisse de l’attrait observée pour les Jeux olympiques de l’antiquité. En 1896, les premiers Jeux olympiques modernes sont organisés. «Des jeux à l’échelle du monde, ouverts à tous, à tous les pays, à toutes les races, à toutes les religions». La charte olympique détermine l’esprit des jeux: «l’olympisme est une philosophie de la vie, exaltant et combinant en un ensemble équilibré les qualités du corps, de la volonté et de l’esprit. Alliant le sport à la culture et à l’éducation, l’olympisme se veut d’un style de vie fondé sur la joie dans l’effort, la valeur éducative du bon exemple et le respect des principes éthiques fondamentaux universels…»
«Le but de l’olympisme est de mettre partout le sport au service d’un développement harmonieux de l’homme en vue d’encourager l’établissement d’une société pacifi que, soucieuse de préserver la dignité humaine.» Les six principes fondamentaux du mouvement olympique, défi nis dans la charte, reposent sur: - la participation de la masse: …décrit comme «une démocratie de la jeunesse» - le sport en tant qu’éducation - l’esprit sportif - l’échange culturel - la compréhension internationale, qui contribue ainsi à la paix dans le monde - l’excellence. Le mouvement olympique moderne, qui a pris racine dans l’essence des Jeux olympiques antiques, a pour but d’enseigner le principe de loyauté, de bonne camaraderie, la notion que le sport est un jeu, une distraction et non un prétexte à gagner de l’argent. Le tout ayant pour objectif de créer un esprit d’amitié internationale et de bonne volonté afi n de contribuer à pacifi er le monde et le rendre plus heureux.
Vous pouvez également visiter:
site de l’ambassade de Grèce: www.amb-grece.fr
la charte olympique: http://multimedia.olympic.org/pdf/fr_report_122.pdf
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