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Les naissances par césarienne continuent d’augmenter (Photos.com) Ce n’est pas seulement le prix de l'essence qui augmente. Un rapport récent émis par la Société des Obstétriciens et Gynécologues du Canada (SOGC) annonce que 26,3 % des femmes canadiennes ont maintenant leur bébé par césarienne.
L’Amérique du Nord n’est pas la seule région à constater cette augmentation. Le taux de césariennes à Hong Kong est de 27 %, et au Brésil de 32 %. Dans certaines cliniques privées, le taux atteint le chiffre étonnant de 75 % ! Ce sont des chiffres considérables si l'on pense que l’OMS trouve qu’un taux de 15 % pose déjà problème.
Il y a des années, cela aurait été de la pure folie d’accoucher par césarienne, à moins qu’il y ait des complications pouvant entraîner la mort. Plusieurs femmes seraient mortes d’hémorragies incontrôlables et d’infections postopératoires.
Il y a quelques années, j’avais déjà l’impression que le nombre de césariennes aller augmente. Les femmes d’Amérique du Nord commençaient à demander des accouchements par césarienne. Certaines femmes en Thailande demandaient à accoucher le jour de la fête de leur Reine vénérée ou de la Saint-Valentin. Et en Chine, certaines femmes voulaient que leur enfant naisse le Jour du Nouvel An chinois.
C’est un jeu qui peut devenir dangereux, car le « jour de chance » peut devenir un jour mortel pour le bébé. Donc, quels sont les éléments pour et contre l’accouchement naturel ou par césarienne ? Il y a plusieurs points essentiels à prendre en compte.
La plupart des médecins affirment encore que l’accouchement naturel est la meilleure façon d’accoucher, à moins qu’il y ait une complication gynécologique. La naissance naturelle, toutefois, peut entraîner un malheur. Il est illogique de s’attendre à ce qu’un bébé de 4 kg passe par un canal étroit sans causer de stress vaginal.
Les tissus soutenant la vessie sont parfois tendus au-delà de leur limite. La descente de la vessie qui en résulte cause une fuite urinaire lorsqu’on tousse ou l'on éternue. Et si les muscles rectaux ont été sérieusement abimés, des pertes fécales peuvent arriver. Ce sont des problèmes très génants et cela explique pourquoi une enquête parmi les femmes obstétricienness de Londres,en Angleterre, amontré qu’un tiers des femmes médecin préféreraient personnellement une césarienne plutôt qu’un accouchement par voie vaginale.
Les césariennes peuvent éviter ces problèmes. De plus, en raison de l'amélioration des techniques chirurgicales , d'une meilleure anesthésie, et des antibiotiques, moins de complications chirurgicales surviennent. Mais cette opération demande un séjour à l’hôpital plus long, plus de frais, et il y a toujours un risque d’infection et parfois même une mort imprévue.
Une étude de l’Université de Toronto a révélé que sur 100.000 femmes ayant une césarienne volontaire, six femmes mourront de l’opération, à comparer à deux parmi celles qui auront eu un accouchement par voie naturelle..
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La Société des obstétriciens et gynécologues du Canada (SOGC)La SOGC actuellement les solutions pour diminuer le nombre de césariennes, en informant les médecins et les femmes des avantages d’un accouchement naturel. Ils pourraient cependant faire face à une tâche impossible.
Aujourd’hui, plus de femmes travaillent et veulent arrêter la date de leur accouchement, ce que leur permet le choix d’ une césarienne. Il y a aussi un nombre important de femmes obèses, à cause du diabète, de l’hypertension, et de maladies rénales. Certaines femmes, enfin ont décidé d'avoir des grossesses tardives. avec de plus grands risques de complications quinécessiteront un acte chirurgical.
Mais le problème principal est la peur de procès pour le médecin. Si le bébé naissait avec quelque chose d'anormal, trop de patientes concluent immédiatement que c’est la faute du médecin.
Malheureusement, trop d’avocats sont d'accord avec eux, ce qui entraîne des procès douteux contre les médecins et les hôpitaux quand souvent ce qui arrive est « une catastrophe naturelle ». Aucun médecin n’accepte d’endurer ce stress juridique quand la césarienne peut éviter des problèmes.
Ainsi, à moins que William Shakespeare ne réalise son souhait comme il l’a écrit dans Henri IV, «La première chose à faire, est de tuer tous les avocats», la peur de plusieurs années de procès continuera à affecter la décision d’un médecin sur le choix de l’accouchement naturel ou par césarienne.
Ma prédiction est donc qu'au lieu de diminuer, le nombre de naissances par césarienne continuera d’augmenter dans les années à venir.
Le Docteur Gifford-Jones est journaliste médical et a un cabinet médical privé à Toronto.
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