Accueil
Nos derniers articles
Salle de redaction
Jeux gratuits
Flash special
Histoires à suivre
Jeux Olympiques de Pékin 2008
Violences et propagande Made in China
9 Commentaires sur le Parti communiste
Camps et trafic d'organes en Chine
Shen Yun Celebration du Nouvel An chinois
Gao Zhisheng
Instant terrestre
Culture chinoise traditionnelle
VIDEOS - 9 commentaires sur le Parti communiste
Archives
Divine Performing Arts
Voyage



New Tang Dynasty Television

Radio Son de l'espoir

Powered by  MyPagerank.Net

RSS Newsfeed

Monitor website

Accueil arrow Cultures arrow Chronique d’un observateur du 7e art
Chronique d’un observateur du 7e art Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Alain Penso, Collaboration spéciale   
26-09-2008

 

La Clé sur la porte
Plateau de tournage du film La Clé sur la porte d'Yves Boisset (1978).(Photos de tournage d’Alain Penso.)
La facture des films, leur sujet, leur diffusion sur les écrans n’est pas l’effet du hasard. Tous ces éléments, presque solidaires entre eux, répondent à des exigences de la société, puis aux lois du système cinématographique et à certains facteurs, plus difficiles à vérifier, comme la politique et les faits de société qui, indirectement, irriguent l’œuvre lors de son élaboration et de sa gestion.

Il serait naïf de croire que tel ou tel film s’est construit sans la moindre idée préalable, même inconsciente, de répandre une pensée ayant germé dans le cerveau de décideurs (le réalisateur ou le producteur).

Le bien et mal au cinéma
Christophe Colomb, l’énigme, le beau film de Manoel de Oliveira, avec ses expressions attachantes, est loin du grand spectacle. Le réalisateur, qui atteindra l’âge de 100 ans le 12 décembre prochain, a traversé sa vie avec ses convictions morales et humanistes, faisant des films où la recherche esthétique et narrative primait sur le spectaculaire.

Avec Christophe Colomb, Oliveira entraîne le public dans un voyage initiatique, il lui promet des moments agréables et le goût de développer de plus en plus sa curiosité, ce qu’il n’a cessé lui-même de faire tout au long de sa vie. Malgré quelques critiques négatives sur le choix des sujets de ses films, il est ému par tant de bonheur au nom de la recherche et de la connaissance que son travail de cinéaste lui a procuré.

Le réalisateur a tiré une épreuve presque photographique de Colomb en faisant croiser l’anecdote avec la grande Histoire, celle de son pays. Il a obtenu la Palme d’or au festival de Cannes pour l’ensemble de son œuvre en 2008. Il était temps. Un siècle vient de passer et les institutions se souviennent de cet immense artiste. Il a tourné avec des stars – Michel Piccoli, Catherine Deneuve, Marcello Mastroianni et leur fille Chiara Mastroianni, John Malkovitch, pour n’en citer que quelques-unes – qui se sont empressées de le soutenir dans ses œuvres emblématiques.

Oliveira réalise un premier court métrage en 1931 et, un an plus tard, reprend l’usine de son père qui décède. Ses nouvelles responsabilités professionnelles puis son mariage ne l’éloigneront pas du cinéma.

Il reste obsédé par la vérité et ses mystères. Dans Christophe Colomb, il parle de son personnage à sa femme, Maria Isabel; il échafaude des théories sur sa nationalité, si difficile à établir. Est-il Génois ou Portugais?

Les héros ne sont pas suffisants pour purger la société des miasmes (les faveurs, les trafics en tout genre, la provocation morale, les titres, l’égoïsme, la violence, l’autorité mal placée, le racisme, le banditisme qui arrange quelquefois le pouvoir) qui enveniment la société de consommation. Chaque citoyen, selon Oliveira, doit faire un effort et participer à l’élaboration d’une morale souscrite par tous pour permettre au pays de s’épanouir.

Devant et derrière la caméra
La Meilleure Façon de marcher (1975) de Claude Miller, cette œuvre resurgit brusquement au cinéma le Champo [Paris], cinéma désormais classé, donc plus jamais menacé de destruction, comme si le temps replongeait dans l’enfance, dans les années 1960. Le réalisateur se souvient des colonies de vacances, de ses moniteurs, des amours, des questions que chaque adolescent se pose. Ce stade de l’existence est montré comme menant vers la vie d’homme après être passé par la violence, le questionnement, la réflexion.

Plein d’humour, sur un rythme enlevé, où l’émotion n’est jamais exclue, Miller montre avec une grande finesse le sadisme qui habite parfois des êtres qui se cherchent et vont jeter leurs dévolus sur leurs proies souvent des jeunes hommes sensibles. Il y a des histoires à la cantine, des batailles entre enfants. Les moniteurs font de l’humour avec grossièreté : pour survivre dans ce milieu, il faut être dans la norme. Patrick Bouchitey est un acteur qui se révèle extraordinaire dans ce film, il joue le rôle d’un moniteur persécuté par Dewaere qui le surprend travesti et maquillé en femme. Dès cet instant, il ne le lâchera pas. Le chantage de tout révéler à tout le monde est une occasion pour son collègue de travail de tout avoir pour obtenir son silence.

Patrick Dewaere, talentueux acteur, interprète son personnage comme si c’était lui-même. Lors de ses prestations, comme dans Série noire d’Alain Corneau, un pincement au cœur nous envahit. Il se donne la mort le 16 juillet 1982, alors qu’il allait tourner Edith et Marcel de Claude Lelouch.

On ne peut pas malgré tout ignorer ce qui, dans l’industrie du spectacle, abîme les artistes. Il avait été victime également d’une vie affective à rebondissements.

Le 16 juillet 1982, il se donne la mort avec un «22 long rifle» destiné à tirer dans des boîtes de conserve. C’était son ami Coluche qui le lui avait offert pour se délasser.

Il est devenu un mythe, sa mère Mado Maurin se démène pour défendre la mémoire de son fils, culpabilisée de lui avoir caché ses origines et de l’avoir entraîné dans ce métier de comédien.

D’autres exemples…
Le Silence de Lorna de Jean-Pierre et Luc Dardenne raconte l’histoire d’une Albanaise installée en Belgique, qui passe un pacte avec un truand pour gagner beaucoup d’argent et réaliser son rêve, ouvrir un casse-croûte avec son amant. Elle doit se marier avec un drogué, obtenir la nationalité belge puis, dans un deuxième temps, épouser un mafieux russe. Mais il faudra tuer le premier pour accélérer le mouvement. Lorna va être prise dans un dilemme psychologique et moral que les réalisateurs auteurs du scénario traiteront avec minutie par une mise en scène rigoureuse ne laissant rien au hasard. Les images sont saisissantes de précision. Les acteurs Arta Drobroshi (Lorna) et Jérémie Régnier (Claudy) jouent dans la nuance.

Les frères Dardenne avaient obtenu deux fois la Palme d’or au festival de Cannes, l’une pour Rosetta en 1999, l’autre pour l’Enfant en 2005. Cette année, les Dardenne obtiennent le prix du scénario.

Avec Un mari de trop de Griffin Dunne, la télé a réponse à tout. Emma (Uma Thurman) anime une émission sous le nom de docteur Love. Elle chambarde la vie des couples. Ce film montre qu’en matière de télévision, ces émissions vont en se dégradant, entraînant des catastrophes dans les familles.

Be happy de Mike Leigh rafraîchit un peu l’atmosphère des sentiments et amène la bonne humeur. Il avait déjà obtenu la Palme d’or au festival de Cannes avec Secrets et mensonges. Son cinéma est proche de l’esprit de Ken Loach, il s’en différencie par son mode d’approche moins social, plus philosophique. Il y a une distance entre lui et ses personnages, ce qui lui permet de donner une certaine hauteur à son cinéma, tout en étant intime. Sally Hawkins affiche un sourire permanent pendant tout le film. Son rôle réclame une vivacité, une constance. L’institutrice Poppy tente de réveiller les gamins dont elle a la charge. Elle veille à séparer sa vie professionnelle de sa vie privée qu’elle considère comme chaotique.

Star Wars revient, c’est une vraie institution née dans les années 1970. Presque quarante ans plus tard, elle demeure. Il y aura certainement des thèses sur «la force» et les personnages de la guerre des étoiles. Cette fois l’épisode est un dessin animé, très sérieusement réalisé, qui laisse entrevoir bien d’autres aventures sous cette forme. Les chevaliers Jedi de la république affrontent les astéroïdes des maléfiques séparatistes.

Le cinéma est aussi fait pour dénoncer les injustices. Le documentaire de Paul Freedman, Darfour : du sable et des larmes, décrit la guerre civile implacable au Soudan, ses conséquences tragiques sur la population non arabe, 400 000 civils ont déjà péri et 2,5 millions sont réfugiés ou déplacés. Le commentaire de ce film est assuré par George Clooney, militant de cette cause.

Ce film fait prendre conscience de l’étendue de la tragédie qui se joue devant le monde entier sans que des décisions sérieuses soient prises par les instances internationales, elles-mêmes sujettes à des pressions pour ne pas agir. Ne nous trompons pas, le goût du pétrole est passé par là.

L’auteur est historien et journaliste.





Digg!Reddit!Del.icio.us!Google!Live!Facebook!Slashdot!Netscape!Technorati!StumbleUpon!Spurl!Wists!Simpy!Newsvine!Blinklist!Furl!Fark!Blogmarks!Yahoo!Smarking!Netvouz!Shadows!RawSugar!Ma.gnolia!PlugIM!Squidoo!BlogMemes!FeedMeLinks!BlinkBits!Tailrank!linkaGoGo!



 
< Précédent   Suivant >
Nos derniers articles

Recevez $20 en clicks CADEAUX pour votre publicité !

Recevez $20 en clicks CADEAUX pour votre publicité !

Recevez $20 en clicks CADEAUX pour votre publicité !

Cached by PHP-Hypercacher