Accueil Société Un couple solide pour la vie, mythe ou réalité ? |
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Un couple solide pour la vie, mythe ou réalité ? |
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Écrit par Frédérique Privat
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07-01-2006 |
Moralité, confiance et respect mutuel, pour un couple solide et durable. Photos.com | Le bilan démographique de l’Insee paru en février 2005 confirme le dynamisme de la France en terme de fécondité.
Avec un taux de fécondité de 1,9 enfant par femme, la France se situe en 2e position derrière l’Irlande et bien devant d’autres pays méditerranéens tels que la Grèce, l’Italie ou l’Espagne dont le taux stagne à moins de 1,3 enfant par femme.
Ce chiffre de 1,9 est la résultante d’une augmentation régulière depuis 10 ans (1,68 en 1994).
Paradoxalement, le nombre de mariages ne cesse pourtant de diminuer et, exceptée l’année 2000, le taux de nuptialité accuse 40 % de baisse depuis 30 ans. L’âge des mariés ne cesse lui aussi, d’augmenter, avec une moyenne de 30,6 ans pour les hommes et 28,5 ans pour les femmes (3 ans de plus, en moyenne, depuis 1990).
« Mais alors, diraient nos arrière-grand-mères, comment naissent tous ces bébés maintenant ? » Comme avant c’est sûr, mais avec des parents de plus en plus seuls, vivant en union libre, ou titulaire du fameux PACS…
Le mariage, cette union de l’homme et de la femme reconnue et officialisée par une cérémonie devant les hommes (mariage civil) et les dieux (mariage religieux), ne fait donc plus recette.
Manque de confiance dans le couple, refus de prendre ses responsabilités face à la société, ou encore marque plus profonde d’une humanité perdue qui ne sait plus vers qui ou quoi se tourner ?
Autrefois basé sur l’environnement social, le mariage était souvent arrangé à l’avance par les familles qui ne laissaient pas ou peu de choix aux futurs époux. L’attrait physique et les sentiments amoureux étaient mis hors jeu et le divorce n’existant pas encore, chacune des parties devait y mettre du sien. Mais quel était donc ce « sien » qui permettait au couple de perdurer pour « le meilleur et pour le pire » ?
En premier lieu, il semble que la base du couple devait être le respect envers le conjoint. Les anciens Chinois pensaient que le « mariage » était une combinaison de moralité et d’obligation comprenant « l’élégance, le devoir, l’affection et l’amour ». Ainsi l’amour, même s’il n’était pas de la partie au début, s’acquérait peu à peu par la pratique de la tolérance qui s’accordait avec la découverte de l’autre, et ceci, des deux côtés. Un mari représentait le soutien financier de la famille, se devant d’apporter stabilité et moralité aux siens. Une épouse se devait d’être convenable tant dans son comportement (chasteté, modestie), que dans sa parole (ni abondance ni vulgarité), sa conduite et son travail (assurer le bon fonctionnement du ménage…).
Aujourd’hui la donne a changé puisque les conjoints pratiquent souvent tous les deux une activité professionnelle, les amenant à partager logiquement les tâches ménagères et familiales.
Mais est-ce que les obligations morales devraient pour autant être mises de côté ? la moralité, la confiance et le respect mutuel ne demeurent-t-ils pas les bases d’un couple solide, et ceci, qu’il soit marié ou non ?
Il n’est jamais trop tard pour bien faire, si l’effort vient des deux, alors le résultat n’en sera que plus solide…
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