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Écrit par Catherine Keller, La Grande Époque - Genève
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29-09-2006 |
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Le syndrôme d’alcoolisme foetal (SAF) est une maladie peu connue. Elle
engendre pour l’enfant un ensemble de problèmes pouvant se présenter
sous la forme d’un retard de croissance, d’un déficit intellectuel, de
malformations cardiaques, d’une tête anormalement petite et autres
anomalies faciales et du squelette.
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L’alcool fait des ravages, même chez les fœtus… (INPES / AFP) | |
On parle beaucoup du danger de consommer de l’alcool durant la
grossesse mais peu de gens connaissent les conséquences qu’a l’alcool
sur le fœtus. Outre un risque accru d’avortements spontanés, l’alcool
agit directement sur des cellules du cortex cérébral. Les organes du
fœtus étant en plein développement, ils sont particulièrement
vulnérables à tout produit toxique, surtout pendant les trois premiers
mois de la grossesse. L’alcool n’est pas le seul facteur
d’empoisonnement, le tabac, les drogues, les divers polluants ainsi que
la santé des parents entrent en action. Lorsqu’une femme décide d’avoir
un enfant, elle devrait faire attention à son alimentation et à la
consommation de ces produits.
Plus sa consommation d’alcool est
élevée, plus le fœtus encourt un risque de malformation. Ce peut être
une femme qui boit quotidiennement mais aussi lors d’une consommation
excessive occasionnelle car l’alcool passe tout de suite dans le sang
et le fœtus est aux premières loges. Un verre par jour ne devrait pas
poser de problème, toutefois, suivant les prédispositions du fœtus, il
peut dans de rares cas subir une malformation. C’est pourquoi les
médecins préfèrent recommander l’abstention.
Il ne faut pas
dénigrer une femme qui boit alors qu’elle est enceinte mais
l’encourager à arrêter de boire durant sa grossesse. Si la femme a des
doutes quant au développement du fœtus, elle peut en parler à son
médecin.
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