Accueil Europe L'Union Européenne pourrait vendre des armes à la Chine « si amélioration des droits de l'homme » |
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L'Union Européenne pourrait vendre des armes à la Chine « si amélioration des droits de l'homme » |
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Écrit par LGE / AFP
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14-05-2005 |
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La Chine plaide pour une levée de l'embargo sur les ventes d'armes que lui impose depuis seize ans l'Union européenne, mais cette dernière a laissé entendre que des progrès en matière des droits de l'homme pourraient être exigés en contrepartie. La possibilité de lever l'embargo sur les armes (qui historiquement fait suite au massacre d’étudiants sur la Place TianAnMen en 1989) inquiète : il est évident que la situation des droits de l'homme en Chine ne s’est pas améliorée, et Pékin menace toujours d’envahir Taiwan. La loi « anti-sécession » votée par le Parlement chinois l’illustre : elle légitime l’emploi de la force militaire contre la « province rebelle » ; côté droits de l’homme, Amnesty International lève clairement les dernières illusions dans son rapport intitulé « Torture - un fléau croissant en Chine » La Chine reste un régime totalitaire et répressif qui exécute chaque année des dizaines de milliers de personnes. FDIC |
Le ministre luxembourgeois des Affaires étrangères, Jean Asselborn, dont le pays préside actuellement l'Union, a rencontré séparément ses homologues chinois et japonais en marge de la réunion de l'ASEM, à Kyoto il y a deux semaines. Le Japon, au nom de l'équilibre géopolitique en Asie de l'Est, ne veut pas entendre parler d'une levée de l'embargo. Mais une partie de l’Europe, France en tête, pousse dans la direction contraire. La condition « droits de l’homme », probablement pensée pour anesthésier l’opinion publique peu favorable à l’armement des dictatures, a malheureusement toutes les chances de n’être rien de plus qu’un moyen de faire passer la pilule. Pékin veut bien tout promettre. Mais personne n’a jusqu’à présent pu obtenir la concrétisation de ces promesses.Le pouvoir chinois met ce mois ci tout son poids dans la balance pour que la question soit résolue avant que la Grande-Bretagne, réputée peu favorable à la levée de l'embargo, ne prenne le relais du Luxembourg à la tête de l'Union Européenne le 1er juillet. Les pressions diplomatiques et économiques réussiront-elles ?
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