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Aller au travail, c'est plaisant selon une étude Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
15-11-2006

Aller au travail, c'est plaisant
Selon une récente étude, le nombre de Canadiens aimant le voyagement de leur domicile à leur travail est plus important que ceux qui ne l’aiment pas. (Sandy Huffaker/Getty Images)
Surprenant mais vrai, les gens aiment le voyagement pour aller au travail. C’est une des conclusions de l’étude Tendances sociales canadiennes de Statistique Canada publiée récemment. Il y est écrit qu’en général les Canadiens ont une attitude assez positive envers le voyagement, que ce soit pour aller au travail ou pour en revenir.

La proportion de Canadiens qui apprécient leur voyagement quotidien (38 %) est plus élevée que ceux qui ne l’apprécient pas (30 %). En fait, une personne sur six a déclaré à Statistique Canada qu’elle aimait beaucoup le voyagement et environ 3 % ont dit que c’était leur moment préféré de la journée. Ceux qui utilisent la bicyclette pour se rendre au boulot étaient plus enclins à admettre que le voyagement est la période qu’ils préfèrent dans la journée.

Mais l’image n’est pas si parfaite lorsqu’on en vient au transport en commun. Les usagers de celui-ci sont moins enclins à apprécier le voyagement que les conducteurs de véhicules, en grande partie parce que ça prend plus de temps pour se rendre du point A au point B en transport en commun et «plus le voyage est long, plus le stress est élevé», indique l’étude. Cette dernière, qui a utilisé des données de 2005, mentionne que 23 % des gens qui voyageaient entre le travail et la maison en transport en commun aimaient le déplacement, comparé à 39 % de ceux qui se rendaient au boulot en voiture. Toutefois, lorsque les deux groupes étaient comparés sur la base d’un temps de voyagement égal, les utilisateurs du transport en commun appréciaient le temps de voyagement autant que ceux qui utilisent une voiture.

Ceci ne décrit pas tellement bien l’expérience du voyagement, matin et soir, de Lishanti Caldera dans transport en commun de Toronto. Elle dit que bien qu’elle soit enviée par ses amis en raison des sept petites minutes qu’elle a besoin pour se rendre à son travail, elle en déteste chaque seconde.

«Parce que le train est si plein, c’est parfois difficile de descendre à mon arrêt», explique-t-elle. «Il y a foule et les gens sont entassés et grognons. Je trouve que les gens sont de plus mauvaise humeur le matin et j’ai été témoin d’incidents où des gens s’engueulaient.»

Montréal a également son lot d’autobus systématiquement pleins. Ceux qui connaissent les routes 165 et 80, qui se transforment aux heures de pointe en 535, savent de quoi il s’agit. Pour entrer ou sortir, il faut faire des torsions, se compacter, s’excuser à maintes reprises et s’élancer comme Indiana Jones avant que la porte se referme. Inutile de mentionner qu’un tel voyagement n’a rien de reposant.

Statistique Canada précise que les travailleurs qui sont heureux dans leur emploi sont six fois plus enclins à apprécier le voyagement que ceux qui ne le sont pas. Ceux qui vont au travail en bicyclette apprécient le plus le voyagement. Une plus grande proportion de répondants ont dit qu’ils aimaient mieux le voyagement que faire l’épicerie ou des tâches ménagères.

Becky Canterbury, résidante de l’île de Vancouver, n’entre pas dans cette catégorie. À la retraite depuis peu, elle se rappelle que pendant ses jours de voyagement elle était souvent fatiguée et tannée du voyage d’une heure, deux fois par jour, entre sa maison de Cobble Hill et son travail à Victoria. Aussi, elle trouvait qu’il était un peu «nono» de passer autant de temps dans la voiture.

Mais après avoir organisé un covoiturage avec sept autres personnes, Becky Canterbury a trouvé que le trajet aller-retour était plus agréable que stressant. Pour 140 dollars par mois (moins cher que l’essence et le stationnement), elle avait le choix de faire une sieste, lire ou discuter avec les autres, avec qui, dit-elle, il y avait une «grande camaraderie».

«Le voyagement peut nous isoler, alors partager ce moment avec d’autres personnes est beaucoup plus agréable. Et nous sentions que nous aidions l’environnement, au lieu d’avoir sept voitures qui prenaient la route, nous nous entassions dans une seule camionnette.»  





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