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Le développement d’Internet permet aux entreprises informatiques une
pénétration de marché fulgurante à travers le monde. C’est en surfant
sur cette vague que Dynacom désire se développer sur les marchés
internationaux.
Fondée en 1990 – un an après l’apparition
d’Internet – la compagnie voulait «créer des logiciels abordables pour
les PME» ayant besoin d’outils de gestion, mais avec peu de moyens
financiers, explique le fondateur et président Alain Nadeau.
Dynacom
conçoit des logiciels comptables utilisés, entre autres, pour gérer les
communications avec les fournisseurs et le système de paie. Un soutien
technique est offert à la clientèle sous forme de support à distance et
de formation de groupe. Le client dispose d’une banque de minutes pour
utiliser ce service et peut la renouveler au besoin.
Aujourd’hui,
l’entreprise, située dans un quartier industriel de Laval, vise un
marché plus large. «Nos produits vont de 0 à 30 000 dollars», mentionne
son président. Elle compte déjà des clients aux États-Unis, au Chili,
en Grèce, au Sri Lanka aux Émirats arabes unis et tend à énergiquement
s’approprier des parts de marché sur le plan international. Mais
d’après le fondateur, l’entreprise est encore méconnue au Québec et à
l’étranger.
L’organisation semble prospère, malgré le fait que
M. Nadeau soit resté silencieux quant aux profits de la compagnie.
«C’est tellement rendu compétitif qu’on ne révèle plus d’information
sur le chiffre d’affaires et le nombre d’employés», nous a-t-il
expliqué en donnant comme exemple Google qui est toujours restée
circonspecte à ce sujet.
Pénétration de marché
«Pour
devenir une grande entreprise, il faut qu’on se distingue», nous lance
l’entrepreneur dans son bureau sans fioritures donnant sur l’accueil de
l’immeuble de Dynacom. Il compte atteindre l’objectif par la qualité de
ses logiciels, mais également par une solide stratégie de pénétration
de marché. «À partir du premier mars, il y aura un logiciel qui va être
totalement gratuit sur Internet et les mises à jour le seront aussi»,
développe-t-il.
L’intention est évidemment que le plus
d’entreprises possible puissent utiliser sans frais les logiciels afin
qu’elles deviennent clientes éventuellement. M. Nadeau ne cache pas que
cette approche de fidélisation est inspirée des géants Google et
Microsoft qu’il cite en exemple à différents égards, car ceux-ci se
sont fait largement connaître de cette manière. L’entrepreneur
montréalais ne compte sur aucune publicité traditionnelle pour le
développement de son organisation, mais plutôt sur le bouche à oreille.
Une
autre initiative dans ce sens, est le programme de «Partenaire
développeur». Un client qui voudrait augmenter ses revenus recevra un
pourcentage des ventes pour chaque nouvel acheteur qu’il amène à
Dynacom. Ce qui est appelé un «Partenaire revendeur». C’est une
pratique bien répandue. Toutefois, la particularité du programme est
d’offrir la possibilité pour les «Développeurs» d’adapter les logiciels
vendus selon les réalités du client. Donc, les produits sont
personnalisés, restent sensibles aux besoins de la clientèle et
évolueront rapidement en fonction de celle-ci pour garder ce que M.
Nadeau identifie comme le competitive advantage.
Bien
sûr, le nombre de gens pouvant participer à ce programme est limité,
car il faut avoir des connaissances assez poussées en informatique.
Cependant, l’initiative est innovatrice.
Développement futur
À
long terme, M. Nadeau a des aspirations ambitieuses : que les solutions
informatiques de Dynacom soient «dans tous les pays, dans le plus de
langues possible!» Il souhaite que d’ici cinq ans, à travers le monde,
pour le choix de logiciels comptables, ce soit le nom de Dynacom qui
vienne en tête en premier, «qu’on ne pense même pas à acheter chez un
compétiteur». Il avoue par la suite avec humour que tout entrepreneur
doit avoir la conviction que son produit est le meilleur au monde. Les
versions anglaise et française des logiciels sont présentement sur le
marché et une version espagnole est en développement. «J’ai même une
offre pour le traduire en chinois», ajoute-t-il. L’homme au
début de la quarantaine se présentant avec simplicité et sans
prétention est tout de même conscient des difficultés auxquelles il
doit faire face. Dans le domaine, la concurrence est farouche et
proactive. «En affaires, tu es en guerre!», mentionne-t-il. Ce qui
l’inquiète est le manque de capitaux pour innover. «C’est toujours ça
le problème, lorsque tu as une très bonne idée, tu n’as pas
nécessairement les capitaux pour pénétrer le marché avant que de gros
compétiteurs prennent le concept, ou en partie, et envahissent le
marché avant toi.» D’autre part, il semble que ce soit les mêmes
facteurs qui le stimulent dans son métier. «On a toujours plus de
plaisir à devenir riche qu’à l’être», nous confie-t-il en fin
d’entrevue.
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