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Quand la Chine s'éveillera... Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
15-01-2006

Le 27 juin 2002, Mme Wang et sa famille ont été de nouveau emmenés au poste de police de Zhengyang par la division Sécurité et Politique du département de police du district de Luyuan. Mme Wang a été ligotée comme un ballot pendant toute une soirée. Plus tard, alors qu’elle était illégalement détenue au centre de détention n° 3 dans la ville de Changchun, les gardes ont attaché ses menottes aux fers qu’elle portait aux pieds pendant dix huit jours et l’ont brutalement alimentée de force pendant un mois. Puis elle a été envoyée à l’hôpital provincial de la police où on lui a immobilisé les membres et elle a été brutalement gavée pendant 30 jours. Elle n’a été relâchée que lorsque sa vie a été en danger. Au même moment, plusieurs policiers du poste de police de Zhengyang ont brutalement torturé, battu et roué de coups de pieds Liu Boyang. Ils l‘ont aussi giflé avec des chaussures de cuir, l’ont attaché à une corde, lui ont recouvert la tête d’un sac plastique, lui ont attaché les bras derrière le dos et l’ont suspendu par les menottes. Lorsque Liu a été suspendu en l’air, ils secouaient ses pieds ou les tiraient vers le bas. M. Yuan Dachuang, un officier de police dirigeant la torture a dit effrontément "J’ai tué pas mal de pratiquants de Falun Gong avec cette torture. Si tu meurs je n’aurais pas à en porter la responsabilité." Chaque fois qu’ils étaient torturés, la mère et le fils pouvaient entendre les cris déchirants l'un de l'autre.

Le 29 octobre 2002, Liu Boyang a été envoyé au camp de travail forcé de Chaoyanggou dans la ville de Changchun pour deux ans. En décembre, la police l’a forcé à s’asseoir sur un sol de ciment froid toute la journée et l’empêchait de dormir pendant la nuit. Durant la journée, on le forçait à assister à des classes de lavage de cerveau. En juin 2004, lorsque son terme s’est achevé, le camp de travail a refusé de le relâcher et trouvé des excuses pour le détenir 47 jours de plus. Liu était diplômé d’une université médicale. C’était quelqu’un de bien, affectueux et bon avec ses enfants et respectueux envers les plus âgés. Il obtenait chaque année la récompense de travailleur modèle à l’hôpital. Une femme du nom de Wang m’a raconté les expériences de Mme Wang et de M. Liu presque d’une seule traite.

Sun Shuxiang, une résidente de Changchun âgée de 48 ans, a été illégalement arrêtée neuf fois en six ans. Voici quelques-unes de ses expériences qu’elle a décrites durant sa condamnation illégale aux camps de travail.

“Un jour à la fin de 2001, le policier Li Zhenping de la huitième section du poste de police de la rue Xingye est venu chez moi accompagné d’un autre homme. Ils ont persuadé mon mari de divorcer. J’ai dit non, Li m’a frappée le visage jusqu’à ce qu’il enfle. Mes yeux ont commencé à saigner, et je n’ai soudain plus vu clair. Il m’a demandé de nouveau si j’acceptais le divorce sans quoi il me renverrait (au camp de travail). Sous la terreur constante, mon mari a accepté de divorcer. Ma famille a été brisée par le gouvernement et depuis je suis toujours en exil."

“En juillet 2002, j’étais dans la maison de mon père. Un policier en civil a soudain fait irruption dans la maison et demandé si j’étais Sun Shuxiang. Avant que j’aie eu le temps de lui répondre, j’ai été kidnappée. Le lendemain, la police de la première section du bureau de la Sécurité publique de Changchun m’a mise dans une voiture qui a roulé près de deux heures sur une route. Deux policiers m’ont fait entrer dans un terrifiant sous-sol, et ont enlevé le bandeau de mes yeux. Huit ou neuf policiers se sont précipités dans la pièce. Sur une table il y avait trois matraques électriques de trois tailles différentes, un paquet de cordes, et de l’autre côté étaient disposés trois bancs du tigres. Deux policiers m’ont installée de force sur un de ces bancs et ont placé mes mains sur les repose-bras pourvus chacun d’une menotte qui y était attachée. Les menottes ont été refermées sur mes mains.

Il y avait sur les repose-bras du banc du tigre une rangée de trous de différentes tailles pour convenir à différentes tailles de poignets. La police a habilement fixé une tige de fer épaisse d’un pouce sur les deux repose-bras, pressant contre ma poitrine et mon abdomen et rendant tout mouvement impossible. Un policier a indiqué les outils de torture et m’a dit : "As-tu vu ça ? Si tu coopères, nous pouvons terminer l’affaire en une heure. Sinon, nous devrons essayer toutes sortes d’instruments. Qu’est-il arrivé à Liu Zhe et aux autres (qui ont été tués) ? Il n’y en a pas beaucoup qui peuvent ressortir d’ici vivants."

“Un policier à l’air poli m’a giflée deux fois, et m’a demandé si je connaissais d’autres pratiquants. J’ai dit non. Il a pris un bâton électrique, a planté ses deux griffes entre mes côtes et a commencé à m’électriser. Il a demandé de nouveau les numéros de téléphone de mes amis pratiquants, et je n’ai rien dit. Puis il s’est servi de sa matraque électrique sur la pointe de mes doigts, tout en me demandant quels pratiquants je connaissais. Il a appliqué son bâton électrique sur mes bras puis sur ma tête, puis de l’autre côté de mon corps. Après avoir fait une fois le tour de mon corps, il a lentement parcouru mon corps de nouveau avec le bâton électrique. Puis ils en ont augmenté le voltage, et commencé de mes doigts de pieds en remontant sur le corps. J’ai continué à me taire. Ils ont ensuite utilisé un bâton électrique sur mes yeux. J’ai senti que mes yeux allaient sortir de leurs orbites, et je ne pouvais plus rien voir. J’ai continué à refuser de dire quoi que ce soit, et ils ont recommencé à m’électriser les côtes. La douleur était insupportable. Les bâtons électriques se sont déplacés sur ma poitrine au moment où ils me demandaient avec quels pratiquants j’étais restée en contact. La douleur m’empêchait de parler, les visages familiers de pratiquants sont apparus devant moi un à un. Je n’avais qu’une seule pensée : Quoi qu’il arrive, je ne dirai rien sur aucun pratiquant. Car si je disais quoique ce soit sur un pratiquant, celui-ci serait presque aussitôt arrêté et torturé. La police a fourré le bâton électrique dans ma bouche. Ma bouche était complètement brûlée et enflée, et des ampoules en couvraient l’extérieur. Ils m’ont dit tandis qu’ils m’électrisaient : « Si tu ne parles pas, nous allons t’ouvrir la bouche avec des pinces ». Ils ont de nouveau planté leur bâton électrique dans ma bouche. Après un jour et une nuit de torture j’étais à deux doigts de la mort."

“Au début de 2004, je suis restée temporairement chez Mme Xing Guiling. Un jour à minuit j’ai entendu un martèlement assourdissant sur la porte. La double porte n’a pas résisté longtemps. Terrorisée, j’ai vu un groupe de policiers avec des marteaux et des fusils, ils hurlaient : « Ne bouge pas, sinon tu seras tuée ». Nous avons été arrêtées et emmenées à la branche du bureau de la Sécurité Publique, et enfermées dans une petite cage de fer. J’ai été attachée sur un banc du tigre. Ils ont commencé à battre Xing Guiling en face de moi, en utilisant une ceinture de cuir pour l’étrangler. Elle poussait des cris à fendre l’âme. J’ai vu Xing Guiling tomber sous les coups, une fois par terre, ils l’ont rouée de coups de pieds. Lorsqu’elle s’est relevée ils l’ont de nouveau fait tomber sous leurs coups. Ils ont continué leur passage à tabac, en lui demandant de révéler ses contacts avec d’autres pratiquants. Ils continuaient à la torturer et ont saisi leur ceinture de cuir pour l’étrangler de nouveau, jusqu’à ce qu’elle ne puisse plus respirer. La police criait : « Je te montrerai si tu ne dis rien ». Xing Guoling a été torturée au point de n’avoir plus qu’un souffle, mais elle n’a pas révélé un seul nom de pratiquants. Alors ils ont commencé à me torturer. Après trois jours et trois nuits de torture, ils nous ont envoyées au centre de détention n° 3."

“Le 4 août 2003, j’ai été de nouveau arrêtée par la police. Ils m’ont emmenée à la branche de Nanguan du bureau de la Sécurité publique. Un policier au visage vérolé m’a attrapée par les cheveux pour cogner ma tête contre le mur encore et encore. J’avais des vertiges. Il m’a alors forcée à m’asseoir sur un banc du tigre et a menotté étroitement mes mains. Un autre policier a commencé à me frapper les bras et mes poignets se sont mis à saigner d’être étroitement comprimés par les menottes. Ils ont utilisé des anneaux de fer pour m’enchaîner les chevilles, puis ils ont marché sur les anneaux afin qu’ils se resserrent de plus en plus. La douleur aux chevilles dépassait ce que je pouvais supporter. Alors ils ont pris un sac plastique pour m’en recouvrir la tête et me l’ont attaché autour du cou me suffoquant complètement. Lorsqu’ils ont vu que j’étais sur le point de mourir, ils ont retiré le sac. Après un moment, ils m’ont recouvert la tête de nouveau, puis découverte avant que je ne perde définitivement conscience. Ils ont fait ça trois fois, en même temps ils continuaient à accentuer la pression sur les anneaux de mes chevilles. C’était si douloureux que j’ai commencé à avoir une attaque. Mes chevilles se sont brisées et saignaient. Je me suis évanouie. Ils ont utilisé de l’eau froide pour me faire revenir à moi, et m’ont envoyée au centre de détention n° 3. Là, j’ai refusé de manger et de boire et suis entrée dans le coma. Après 27 jours, ma vie tenait à un souffle. Ils ont prévenu ma famille de venir me chercher pour me ramener à la maison."

Liu Shuqin, une dame de Changchun âgée de 60 ans, a été arrêtée et envoyée cinq fois en six ans dans des camps de travail. Cette vieille dame nous a calmement raconté la torture barbare qu’elle a soufferte.
“J’ai été arrêtée une première fois en février 2000. La police nous a violemment frappés et roués de coups de pieds jusqu’à voiture de police, qui nous a emmenés au centre de détention de Balipu. J’ai été enfermée pendant 15 jours sans aucune procédure légale. En tout dix d’entre nous ont été arrêtés, et tous ont fait l’expérience d’une torture indescriptible. Après quoi, le comité de voisinage et la police ont continué à me harceler. Le 31 décembre 2000, j’ai été arrêtée une seconde fois alors que j’allais à Pékin pour demander justice au gouvernement. J’ai tenu une banderole qui disait « Falun Dafa est bon » et la police de Tiananmen m’a violemment frappée sur le dos avec des bâtons électriques, me faisant entrer de force dans une voiture de police. Plus tard, j’ai été jetée dans un cachot dont les murs étaient couverts de glace et de givre. La police m’a forcée à enlever tous mes vêtements, et ordonné à quelqu’un de m’arroser avec un gros tuyau. Ils m’ont laissée dormir à même le sol, nue sans rien pour couvrir mon corps. Les toilettes dans la pièce étaient une puanteur. Chaque jour, plusieurs policiers sont venus m’interroger. Ils ne me laissaient pas dormir de la nuit. Après 38 jours d’interrogatoire, ils n’ont rien obtenu".

“Le 31 décembre 2001, avec quelques pratiquants nous avons suspendu des banderoles dehors pour dénoncer les mensonges du gouvernement à propos du Falun Gong. Quelqu’un nous a dénoncés et nous avons été arrêtés. La police du Bureau 610 m’a battue violemment. A minuit ce jour là, j’ai été envoyée au centre de détention n° 3. Là, un policier m’a donné des coups de poings sur les yeux. Mes yeux se sont brouillés et je ne pouvais plus rien voir. Ils m’ont cogné la tête encore plusieurs fois. Face à leur comportement brutal, je leur ai dit que le bien et le mal recevraient leur juste rétribution. La police a demandé aux détenus d’apporter une lourde chaîne (28 kg) et ils l’ont placée à mes chevilles. J’ai été détenue pendant 22 jours, durant lesquels j’ai souffert des tortures pires que la mort. Plus tard, la police a soutiré de l’argent à ma famille avant de me relâcher finalement.”“Le 28 février 2003, quelques jours avant ma libération, un groupe de policiers de la branche de Luyuan a de nouveau fait irruption chez moi. Un policier du nom de Yuan Dachuan a ouvert nos tiroirs et pris plus de 4.000 yuans (environ 500 $) en espèces sans laisser aucun reçu. Un autre policier a empoché une bouteille de parfum que mon enfant m’avait ramenée de l’étranger. Au moment où Yuan Dachuang allait prendre l’argent, j’ai critiqué son comportement de voleur. Il m’a donné un coup de poing et m’a menottée. Ils ont fait ce qu’ils voulaient chez moi et la maison était sens dessus dessous. Ils m’ont kidnappée et emmenée à la chambre de torture de la branche Luyuan et m’ont torturée pendant deux heures. Puis ils m’ont attachée avec une corde fine, mes mains derrière le dos. Puis la police a resserré la corde. Avec tout mon corps ligoté, ils m’ont poussée dehors. Un autre groupe de gens m’a jetée dans une voiture. Ils ont utilisé mon manteau de fourrure pour me couvrir la tête si étroitement que je suffoquais presque. Après environ 20 minutes, la voiture s’est arrêtée, et nous sommes arrivés à une autre chambre de torture (j’ai su plus tard que c’était celle de la branche de Chaoyang). La pièce était pleine d’instruments de torture. Dès que nous sommes arrivés là, ils m’ont placée de force sur le banc du tigre, et environ six policiers m’ont menottée et m’ont enchaîné les chevilles, fixant une tige de fer en travers de ma poitrine (sur le banc du tigre). Un jeune policier a utilisé une tige de quarante centimètres de long pour frapper ma main gauche, qui était menottée au banc du tigre. Après une dizaine de coups, ma main a enflé sérieusement et est devenue pourpre et noire. Ils m’ont demandé de leur parler des autres pratiquants, j’ai dit que je ne leur dirai rien.

A ce moment, plus de dix policiers m’ont menottée les mains par derrière. Ils ne cessaient de tirer sur les menottes et sur les chaînes et de pousser la tige de fer contre ma poitrine. Etendue sous une aussi grande pression, j’avais l’impression que mes tendons et mes os allaient se rompre ; je ne pouvais plus respirer. La douleur était si insupportable que je me suis évanouie plusieurs fois. Lorsque je perdais conscience, le policier m’arrosait d’eau. Lorsque je revenais à moi, ils recommençaient la torture. J’ai été torturée de cette façon pendant un jour et une nuit, m’évanouissant et reprenant conscience. Les menottes et les chaînes entaillaient ma chair sous les pressions exercées par la police. Sur mes poignets et mes chevilles le sang se mêlait à la chair, formant une grande mare sur le plancher. La police m’a traitée avec des tortures si barbares, une vieille dame comme moi. Chaque nerf et chaque os de mes bras, mes mains, mes pieds et mes chevilles me causaient une douleur dépassant mon seuil de tolérance. Tout mon corps était incapable de bouger.”

“Le premier mars, ils m’ont envoyée au troisième centre de détention. Ils m’ont fait des examens du cœur et ont pris ma tension – ni l’un ni l’autre ne fonctionnaient bien ; mes jambes ne me portaient plus. Même ainsi, j’ai été condamnée à deux ans de camp de travail. Dans le coma, ils m’ont emmenée au camp de travail de Heizuizi. On devait me porter pour aller aux toilettes. Le policier Liu Lianying de la seconde équipe a commencé à me persécuter, disant que je faisais semblant de ne pas pouvoir marcher.

Liu m’a sauvagement électrisée avec un bâton électrique sur les jambes, la poitrine, le cœur – sur tout mon corps. A ce moment, une condamnée criminelle Yi Liwen (qui avait de bonnes relations avec Liu) n’a pas supporté de voir ça ; elle s’est emparée du bâton électrique et a dit : « Arrête de l’électriser, regarde comme elle est mal-en-point ». Alors Liu Lianyng a cessé. Comme je ne pouvais pas marcher, la police m’insultait souvent ; ils utilisaient tous leurs experts en conversion pour tenter de me transformer, et les policiers travaillaient à me laver le cerveau à tour de rôle. Après une journée de labeur, ils ne me laissaient pas dormir, mais continuaient le lavage de cerveau me forçant à signer tel ou tel papier. Je refusais fermement. Ils m’ont torturée comme ça pendant deux mois, ma tension artérielle est souvent montée à 200 et j’ai souffert d’une grave maladie de cœur. En voyant que je refusais d’être transformée, Jia Hongyan s’est servie d’une condamnée pour prostitution pour me torturer, elle me surveillait 24 h sur 24, ne me quittant pas même lorsque je mangeais et dormais. Ils m’ont forcée à me « transformer » en me battant et m’injuriant chaque jour presque à chaque instant . Ils ne me permettaient pas de parler, et m’insultaient si je le faisais. C’était une terrible souffrance pour mon esprit et pour mon corps. Plus d’un an de persécution m’a causé de graves lésions physiques et mentales. Mon corps était engourdi, et je ne pouvais plus bien bouger les bras. On m’a diagnostiqué un infarcissement (ndt. foyer d'infiltration hémorragique tissulaire) et une atrophie cérébrale. J’avais été une personne saine et en bonne santé, mais un an de persécution m’avait transformée au point d’être dans un tel état. J’avais seulement voulu être une bonne personne et j’avais enduré une torture inhumaine pendant si longtemps.”

Zhang Zhikui racontait calmement, d’une voix lente et douce, son expérience de persécution dans la ville de Changchun.
“Après le 20 juillet 1999 je suis allée à Pékin demander justice pour le Falun Gong. Parce que je clarifiais les faits aux résidents de Pékin, j’ai été arrêtée par la police de Pékin. Ils m’ont attaché les mains et les pieds ensemble à une latte de bois et m’ont suspendue entre deux tables en fixant chacune des extrémités de la latte à chacune des tables. Je me balançais d’un côté et de l’autre. Lorsque la latte de bois s’est cassée, je suis tombée par terre. Quant aux autres pratiquants qui avaient aussi été arrêtés, la police les a battus avec des ceintures de cuir ou suspendus. Ils m’ont frappé les cuisses avec une baguette de bois blanc. Par la suite, nous avons tous été envoyés à la sous-station de police du district de Erdaohezi dans la ville de Changchun. A ce moment, il y avait là au moins une dizaine de pratiquants.

Après être arrivée là, le chef du Département de la Protection politique m’a fait lever et m’a forcée à enlever mon pantalon. Il y avait présents des hommes et des femmes. Puis le chef du Département de la Protection politique m’a frappé à la tête avec une ceinture de cuir. Ma tête est devenue engourdie, j’avais des bourdonnements d’oreille et j’ai presque perdu conscience. Il m’a demandé mon nom et quand j’étais allée à Pékin. J’étais à peine consciente suite aux coups et j’étais incapable de me souvenir de quoi que ce soit. Cependant, il a continué à me battre. Puis il est monté sur mes pieds avec ses chaussures de cuir, écrasant mes orteils avec ses talons. Il observait les expressions dans mon regard en me faisant ça. J’ai enduré la sévère douleur et j’ai commencé à suer abondamment. Alors il m’a laissée et a commencé à battre d’autres pratiquants. Après avoir été envoyée au centre de détention de Tiebei, les gardes ont incité les criminelles à me déshabiller et à me battre. Les criminelles m’ont rouée de coups de pieds, me projetant contre le mur des toilettes. J’ai réussi à me relever avec peine. Ils ont immédiatement versé deux seaux d’eau froide sur moi puis les coups ont repris. Mes bras et mes jambes saignaient, et l’une de mes jambes avait une grande plaie. Un mois plus tard, j’ai été relâchée sans justification d’aucun document ni procédure de leur part."

“A la fin novembre 1999, je suis allée à la Cour suprême de Pékin demander pacifiquement justice pour le Falun Gong. Les fonctionnaires de la Cour suprême de Chine ont informé la police qui est venue m’arrêter, m’envoyant au bureau de liaison de la police de l’agglomération de Zhaoyuan (dans la province de Shandong) à Pékin. En revenant, ils ont enlevé ma ceinture et m’ont forcée à marcher en tenant mon pantalon avec les mains. Ils me battaient en marchant. À mon arrivée au bureau de liaison, ils m’ont de nouveau battue sévèrement avec une lanière et ont continué à me battre pendant plusieurs heures de la nuit. Le jour suivant, ils m’ont renvoyée à Zhaoyuan, dans la province de Shandong. En arrivant au centre de détention de Zhaoyuan, la police a incité des criminelles à me battre. Les criminelles là-bas ont vu que je m’acquittais activement et positivement de ma tâche et toutes ont été touchées et ont cessé de me battre. Finalement, ils ont envoyé une criminelle muette pour un autre passage à tabac. Un jour, la garde m’a ordonné de tendre ma tête à travers un petit trou dans la grille de fer de ma cellule, et elle m’a piétiné la tête avec ses pieds, me donnant des coups en même temps. Les pratiquants dans les autres cellules criaient « Cessez de battre les gens ! » Par la suite, ils nous ont envoyées, ma sœur et moi, au poste de police du comté de Xinzhuang. Après le 20 juillet 1999, toute ma famille a été arrêtée. Ils nous ont détenues ma sœur et moi dans de petites cellules obscures de confinement solitaire dans lesquelles nous ne pouvions pas nous tenir debout. Ils ne nous laissaient aller aux toilettes qu’une fois chaque soir et ils nous ont enfermées comme cela pendant dix jours pour chaque détention. Après quoi, ils nous ont renvoyées au centre de détention de Zhaoyuan et nous ont gardées là pendant un mois. Ils nous ont torturées comme ça un total de six fois. Nous ne savions plus si mieux valait vivre ou mourir.”


 
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