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La Méditerranée continue de se détériorer. Cet écosystème unique au
monde, actuellement vulnérable, nécessite une protection toute
particulière. En effet, ce berceau de l’humanité est soumis à une
dégradation environnementale croissante, sous l’effet conjugué de la
pollution et du bétonnage.
Avec la marée noire de grande ampleur
survenue lors du récent conflit au Liban, la fragilité environnementale
de cette région s’est encore accrue. Depuis près de trente ans, des
efforts internationaux ont été déployés mais en vain, la pollution
reste élevée.
Cette dégradation menace des secteurs économiques
comme ceux de la pêche, du tourisme et la santé des 143 millions
d’habitants qui vivent aux abords du littoral. |
Nice : Des dauphins bleu et blanc, l’espèce la plus répandue en mer Méditerranée, nagent le 19 juillet 2006 au large de Nice. De nombreuses sorties en Méditerranée sont proposées aux touristes afin d’observer ces mammifères marins. « Les dauphins continuent de faire craquer les enfants, les baleines donnent le grand frisson aux adultes » explique Philippe Maurt, l’accompagnateur scientifique d’une de ces excursions. |
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C’est dans le désir
d’une protection durable de cet environnement que la Commission
européenne souhaite déployer une stratégie à long terme.
Afin de réduire les niveaux de pollution de la Méditerranée, la
Commission européenne veut créer une coalition de tous les pays
riverains, et favoriser le développement d’institutions efficaces pour
que les pays concernés deviennent des collaborateurs de la protection
de ce littoral.
Selon les déclarations de Stavros Dimas, membre de la Commission chargé de l’environnement : «
Nous devons agir pour promouvoir le développement économique de la
Méditerranée et protéger la santé de ses populations. Cette stratégie
vise à revitaliser et à renforcer la coopération entre l’UE, ses
voisins méditerranéens et les organisations internationales
compétentes, afin de sauvegarder l’environnement de la région et ses
ressources naturelles à long terme. Si nous échouons, la Méditerranée
risque d’être irrémédiablement endommagée. »
Pour Madame
Benita Ferrero-Waldner, membre de la Commission chargée des relations
extérieures, il s’agit d’œuvrer en intérêt de voisinage : « La
coopération dans le domaine de l’environnement représente, depuis le
lancement du processus de Barcelone, un important élément de notre
dialogue avec nos partenaires méditerranéens. Nous développons, en
effet, en accord avec eux, d’ambitieux objectifs environnementaux dans
nos plans d’action établis dans le cadre de notre politique de
voisinage. Il est essentiel que nous oeuvrions ensemble pour
sauvegarder notre avenir commun, c’est pourquoi nous avons tous décidé
de travailler ensemble à la décontamination de la Méditerranée pour
2020. L’environnement représente l’exemple type d’un secteur où les
objectifs ne peuvent être atteints qu’en étroite collaboration avec nos
proches voisins. »
Pour aller dans le sens commun, une action
nommée « Horizon 2020 » a été adoptée par les dirigeants des pays
euro-méditerranéens. Il s’agira de cheminer ensemble vers une réduction
de la pollution, de réduire les sources principales de cette
dégradation environnementale en Méditerranée et d’ici 2020.
La
Commission prévoit quatre rubriques, qui sont la réduction de la
pollution, la collaboration des pays riverains, le partage des
connaissances et l’évaluation de réussite. Dans les programmes
précédents, elle a favorisé la recherche et la compréhension du milieu
méditerranéen, établi une estimation des solutions d’avenir sur les
problèmes de pollution, l’étude marine et côtière et l’impact du
changement climatique sur l’environnement. Et dans le cadre du 7e
programme, la priorité de recherche pour la région méditerranée sera la
santé publique, l’alimentation, l’agriculture, la biotechnologie, les
technologies de production, l’énergie, l’environnement, la protection
des sols et les transports.
Une rencontre qui se tiendra au
Caire le 20 novembre prochain décidera de l’avenir de ce projet, les
ministres de l’Environnement de la zone euro-méditerranéenne devront
approuver la version finale de cette étude.
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