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Voilà ! Nous y sommes ! C’est la saison des ouragans… Ces tempêtes et
tourbillons qui font si peur et rendent impuissantes les populations
sont aux portes de l’Atlantique. De Miami en Floride, le Centre
National des Ouragans fait l’annonce d’une saison particulièrement
chargée, dans les mois à venir. Les prévisions sont les suivantes « de 13 à 16 tempêtes, 8 à 10 cyclones, et 4 à 6 ouragans majeurs ».
Le vice-amiral Conrad Lautenbacher, directeur de l’administration des
océans, affirme que deux à quatre cyclones toucheront les Etats-Unis.
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Vue datée du 30 août 2005 de la Nouvelle-Orléans couverte par les eaux après le passage du cyclone Katrina. Les ouragans ont battu cette année-là tous les records et fait plonger la Nouvelle-Orléans dans le cauchemar. Les météorologues redoutent pour 2006 des cyclones tout aussi destructeurs. Photo : Pool/AFP |
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Cette saison des ouragans qui commence, début juin comme chaque
année, pour se terminer vers la fin novembre, ne sera pas si houleuse
que 2005, déclare le rapport du Centre National des Ouragans. Il
prévoit qu’un ouragan sévira plus spécialement sur les côtes du Golfe
du Mexique. Concernant les causes cycloniques, les scientifiques ne
sont pas tous du même avis. En effet peu avant Katrina le climatologue
Kerry Emmanuel, de l’Institut de technologie du Massachusetts,
soulignait que l’intensité et le potentiel destructeur des tempêtes
tropicales étaient en croissance de 50 % depuis quelques décennies, et
pour lui ce changement était dû à l’augmentation des températures de la
mer. Allant dans le même sens, d’autres climatologues internationaux de
diverses obédiences attribuaient l’accroissement des tempêtes
ravageuses de l’Atlantique, aux mêmes causes « le réchauffement climatique. » Cependant, au sein même de &cette communauté les avis divergent et s’expriment.
Certains
experts américains, comme le Dr. Gray, pensent qu’il s’agirait plutôt
d’un phénomène cyclique et naturel du réchauffement des eaux de
l’Atlantique et que cette manifestation ne devrait durer qu’entre 15 et
40 ans. Dans un article sur le Gulf Stream, Didier Paillard, chercheur
au Laboratoire des sciences du climat et de l’environnement, fait
remarquer : « l’océan est observé depuis peu de temps et nous
n’avons pas le recul nécessaire pour avoir l’absolue certitude que les
changements mesurés ne sont pas, par exemple, le fait de variations
naturelles ».
Le responsable des secours du Mississipi,
Robert Latham, n’exclut pas qu’un cyclone plus dévastateur que Katrina
puisse se former, sachant qu’il a tué plus de 1.300 personnes l’année
passée. « Même si Katrina a été terrible, cela pourrait être pire »
a-t-il déclaré. Donc les habitants des régions concernées sont invitées
à prendre très au sérieux les consignes de sécurité et à commencer à se
préparer à cette éventualité.
L’appréhension vient du fait que
100.000 personnes sont toujours réfugiées, et que depuis les cyclones
de 2005, elles vivent dans des abris de fortune, des caravanes, car de
nombreux propriétaires n’ont toujours pas réparé les toits de maisons
balayés par la tourmente. L’an dernier, quatre ouragans
particulièrement puissants ont dévasté des régions entières de la
Louisiane et du Texas. Il est évident que le gouvernement américain ne
veut plus être pris au dépourvu et accusé de négligence, comme cela a
été le cas pour Katrina. Le ministère de la Sécurité intérieure annonce
la nomination de 27 responsables fédéraux qui seront chargés de
coordonner l’aide gouvernementale aux populationx locales. En cas de
catastrophe, les régions de la côte Atlantique et du golfe du Mexique
sont les plus menacées pour l’année 2006. Le Congrès estime ces mesures
insuffisantes. Alors que la Nouvelle-Orléans panse ses plaies, l’armée
américaine s’ingénie à réparer et reconstruire les digues qui avaient
cédé le 29 août 2005 après la traversée de Katrina. Le président W.
Bush a demandé au Congrès 2,2 milliards de dollars supplémentaires pour
terminer les travaux. Selon un rapport parlementaire diffusé fin avril,
les Etats-Unis n’auraient pas la capacité de faire face à une nouvelle
catastrophe de l’ampleur de Katrina. Malgré des failles d’organisation,
l’un des points positifs signalé par les Etats-Unis est un
développement accru dans la recherche sur la prévision des ouragans :
l’itinéraire des ouragans est maintenant un sujet maîtrisé ; mais les
recherches sur la puissance des ouragans avoisinant les côtes
nécessitent encore un approfondissement.
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