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C’est pourquoi on suit avec grand intérêt les recherches dans ce
domaine. Depuis quelques années, des vaccins sont testés. Certains
d’entre eux ont été retirés, leur action étant insuffisante. D’autres
ont donné des résultats encourageants mais les chercheurs qui y
travaillent manquent de recul pour pouvoir les commercialiser.
Plusieurs sortes de vaccins
L’office canadien de coordination de l’évaluation de la santé présente trois vaccins antitumoraux sur le banc d’essai :
Allovectin-7®
est un vaccin immunothérapeutique. Il est injecté directement dans la
tumeur où il est absorbé par les cellules du mélanome. Par la suite,
les cellules expriment un antigène qui déclenchera une réponse
immunitaire, tant au niveau du foyer cancéreux initial qu’au niveau du
foyer métastatique.
M-VaxMC est un vaccin individualisé. Les
cellules du mélanome sont prélevées de la tumeur du patient. Elles sont
modifiées par l’ajout de dinitrophényl (DNP) qui stimule une réponse
immunitaire suscitant une hypersensibilité retardée chez les cellules
tumorales du patient. La vaccination débute après le rétablissement
post-opératoire et implique plusieurs injections intradermiques de
M-VaxMC.8
Oncophage® est un vaccin individualisé qui utilise la
protéine de choc thermique (HSP), produite dans les cellules malades.
Ils agissent à titre d’« empreinte » antigénique. Oncophage® est
fabriqué avec la tumeur du patient. L’extrait de HSP gp96 et de ses
protéines sont purifiés. Le vaccin est injecté après le rétablissement
post-opératoire et stimule son système immunitaire afin d’attaquer
seulement les cellules qui portent l’empreinte spécifique du cancer.
Dernière nouvelle en la matière
Le
New England Journal of Medicine a publié des résultats encourageants.
Il s’agit du travail de l’équipe du docteur Robert Dillman à Newport
Beach en Californie. Ils ont constaté de bon résultats sur 21 patients
traités pour des mélanomes malins métastasés. 6 ont été complètement
guéris et 12 sont dans un état stationnaire. Le vaccin est fait à
partir de cellules nerveuses et de cellules tumorales irradiées et
stimulées par du GMCSF (Granulocyte-Macrophage Colony Stimulating
Factor) qui sont prélevées sur le patient.
La prévention est la meileures des solutions
On
voit bien que le mélanome n’est pas si anodin. Il est bon de rappeler
les règles élémentaires de prévention : éviter l'exposition au soleil
entre 12 et 16 heures même avec de la crème à indice élevé. Les nuages
ou un parasol laissent passer les UV et ne procurent aucune protection.
La crème solaire protège du soleil si l’application est fréquemment
renouvelée mais ne doit pas inciter à prolonger l’exposition au soleil.
Tout changement dans la taille, la couleur ou l'apparition d'un
grain de beauté doit conduire à demander un avis médical. Il vaut mieux
aller chez le médecin et s’entendre dire qu’il n’y a rien plutôt que de
ne pas se faire soigner à temps.
Les parents consanguins d’une personne atteinte de mélanomes doivent se faire contrôler chaque année.
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