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Le gouvernement cherche aussi présentement à solidifier un accord
qui lui donnerait le statut de destination touristique approuvée par la
Chine avant la fin de cette année. Cette affaire pourrait permettre la
visite de 700 000 touristes chinois par année, dont bon nombre d'entre
eux de la province de Guangdong.
Le voyage de la délégation
chinoise ne s’est pas déroulé sans controverse. Les activistes des
droits humains et les défenseurs du Falun Gong de tout le pays ont
protesté avant l'arrivée de M. Huang Huahua, gouverneur du Guangdong,
demandant au gouvernement canadien de lui refuser l'entrée au pays en
accord avec le Programme canadien sur les crimes contre l'humanité et
les crimes de guerre.
M. Huang est accusé d’être activement
impliqué dans l’application des ordres de Beijing pour supprimer la
discipline spirituelle du Falun Gong par la torture et le lavage de
cerveau de ses pratiquants.
Le Falun Gong – aussi connu sous le
nom de Falun Dafa – est une discipline spirituelle antique de Chine qui
lie certains mouvements de méditation à des enseignements moraux. Le
gouvernement chinois a interdit le Falun Gong en juillet 1999, après
qu'un sondage ait révélé qu'il y avait plus d'adhérents de Falun Gong
que de membres du Parti communiste en Chine continentale, pays
officiellement athée.
Depuis 1999, au moins 97 décès par la
torture de pratiquants en garde à vue policière ont été confirmés au
Guangdong. «Avant qu'il devienne gouverneur, il [Huang] était en fait
responsable de la campagne de persécution au Guangdong contre le Falun
Gong», affirme Clive Ansley, un avocat représentant les pratiquants de
Falun Gong.
«Il est un criminel notoire en Chine. Il est
responsable d'un grand nombre de meurtres et d’instances de torture
dans la province de Guangdong.»
Le gouvernement canadien n'a guère porté attention aux appels pour refuser l'entrée à M. Huang au pays.
M.
David Matas, un avocat en droits de l’homme, basé à Winnipeg qui était
impliqué dans la campagne pour empêcher l'entrée de M. Huang au Canada,
dit que le gouvernement canadien aurait dû répondre aux appels pour
tenir M. Huang à l’extérieur du pays.
«Il n’ont peut-être pas
réagi parce que M. Huang est un fonctionnaire d’État et on ne veut pas
entrer en querelle avec le gouvernement de la Chine», a-t-il dit.
Ils sont davantage préoccupés par les relations diplomatiques avec la Chine que par les crimes commis par ce type».
Juste
avant la visite de la délégation, M. Kevin Duan, résident de Calgary, a
relaté – lors d’une conférence de presse – les quinze mois de son
incarcération, torture et lavage de cerveau dont il a souffert dans la
province de Guangdong pour avoir refusé de renoncer à sa croyance au
Falun Gong.
Quelques heures plus tard, sa mère, demeurant
toujours dans la province de Guangdong, a été arrêtée par la police et
interrogée pendant quatre heures. Elle aurait été forcée de répondre à
des questions au sujet de son fils. Depuis lors, elle vit en cachette
pour éviter davantage d’harcèlement.
Le vendredi 21 octobre,
alors que le gouverneur Huang prenait le traversier pour se rendre sur
l’île de Vancouver, les pratiquants de Falun Gong lui ont livré une
citation à comparaître en qualité d’ amicus curiae, émise par la Cour suprême de la Colombie-Britannique, au nom de M. Kevin Duan pour la torture qu'il a subie en Chine
Le
but du procès n'est ni de se venger ni de vouloir pénaliser quiconque,
mais d’envoyer le message que cette persécution, cette torture et ces
tueries doivent cesser», dit Lucy Zhou, porte-parole bénévole pour le
Falun Gong à Ottawa.
«Si la Chine veut rester dans la communauté
internationale, le régime communiste chinois doit se rendre compte que
la torture et le meurtre ne sont ni acceptables ni légaux. Les gens qui
commettent ce genre de crimes doivent faire face aux conséquences.»
M.
Huang a maintenant une semaine pour déposer une réponse pour sa défense
à la Cour suprême de Colombie-Britannique. S'il ne fait pas ainsi, il y
a possibilité qu’un jugement par défaut soit rendu contre lui.
Reportage additionnel par Joan Delaney de Victoria.
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