|
« Ce libellé (Le Protocole des sages de Sion) prend appui sur un
livre bien réel : le « Dialogue aux enfers entre Machiavel et
Montesquieu » , paru en 1864, oeuvre d’un satyrique français oublié,
Maurice Joly. Mais cette œuvre, les faussaires la détournent,
transformant un pamphlet contre Napoléon III en une redoutable machine
de propagande antisémite.» nous apprend Laurent Lemire dans un article
paru dans le numéro 2138 du Nouvel Observateur.
Ce pamphlet a été
d’abord diffusé en Russie en 1905 pour être repris ensuite par la
propagande nazie bien qu’il ait été reconnu comme faux dès 1921 dans un
article du Times. Cela n’a pas empêché pourtant sa réédition récente à
Moscou et dans nombre de pays arabes.
Cela démontre une chose :
s’il est facile de créer un faux et de le diffuser à grande échelle
pour discréditer telle ou telle partie de la population en lui faisant
porter tous les torts du monde, la tâche s’avère ardue lorsqu’il s’agit
de faire savoir la vérité et de défaire le mal qui a été fait.
Certains
pays continuent à colporter de fausses informations dans le but
d’inciter à la haine contre un certain groupe de population en le
marginalisant et en lui collant des étiquettes négatives qui sont
malheureusement reprises irresponsablement dans nos pays démocratiques
par des gens mal informés ou ayant des intentions non avouées.
Incitation à la haine dans les écoles primaires
La
Chine n’est pas en reste sur ce sujet puisqu’elle vient de faire
insérer dans les manuels scolaires des écoles primaires toute une série
de fausses informations visant à diffamer le mouvement spirituel Falun
Gong.
Ces informations, le gouvernement les a créées de toutes
pièces en mettant en scène pour la télévision, ce qu’elle appelle «
l’incident de l’immolation ». Il s’agissait de faire croire que des
pratiquants de Falun Gong se seraient immolés par le feu sur la Place
Tienanmen pour demander au gouvernement chinois l’arrêt de la
persécution du Falun Gong.
Cela serait risible si ce mensonge
n’avait pas déjà fait le tour du monde diffusé par le biais de l’ «
agence » de presse Xinhua- récemment qualifiée de « plus grande agence
de propagande du monde » par Reporters sans frontières- et n’avait été
repris par quantité de médias « libres » qui, abusés par la propagande,
ont cru pouvoir se fier à cette source pseudo-journalistique.
Lorsqu’on
voit l’étendue de la répression et la cruauté des tortures infligées
aux pratiquants de Falun Gong, on n’a pas envie de rire.
Ces fausses
informations doivent être absolument bannies de la presse
internationale sous peine de faire le jeu du gouvernement chinois et
d’alimenter sa propagande qui vise à justifier cette persécution
inhumaine.
L’histoire récente nous a laissé des leçons
suffisamment douloureuses en ce qui concerne le lien entre la
propagande et la persécution d’un groupe de personnes par des
dictatures en quête de terreur et de sang qui ne cherchent qu'à
renforcer leur emprise sur l'esprit des gens pour se maintenir au
pouvoir.
Ne soyons pas les dupes de tels régimes qui cherchent à
amadouer les puissances du monde démocratique en leur faisant miroiter
des « parts de marché » juteuses.
Il est temps de révéler
publiquement les mensonges qu'ils utilisent toujours comme paravent
pour tromper la communauté internationale. Que l'on révèle la vérité,
voilà qui les inquiète au plus haut point, car leur survie dépend de la
fausse image qu’ils s’efforcent de donner.
Des manuels
scolaires chinois utilisent l’incident de l'«auto-immolation» pour
inciter les enfants à la haine contre le Falun Gong.
Réflexions et Education morales (10e volume) est un manuel d’école
élémentaire qui a été imprimé en novembre 2003 pour la troisième fois.
Il y a un chapitre, le chapitre six, qui utilise l’incident de l’ «
auto-immolation » spécifiquement pour calomnier le Falun Gong. Il
utilise aussi la personnalité d’une petite fille de douze ans Liu
Siyin, qui a été brûlée dans l’incident et qui est morte plus tard dans
des circonstances mystérieuses, pour inciter les enfants à la haine et
leur communiquer la peur du Falun Gong.
Les temps ont peut-être changé, mais la sinistre nature du Parti communiste chinois (PCC) ne changera jamais.
Rapport des Nations Unies sur l'"incident de l'immolation":
Programme International des NATIONS UNIES pour le Développement de l’Education, le 15.08.2001 à Genève
«
Dans notre déclaration, alinéa 3, nous avons décrit la pratique du
Falungong comme nous l’avons observée. Le gouvernement, en usant du
droit de réponse, a tenté de justifier ses actes de terrorisme
étatiques contre ce groupe en le qualifiant de « secte hérétique », ce
qui a occasionné des morts et le déchirement de nombreuses familles.
D’après
notre enquête, seules les autorités chinoises ont tué des gens ; des
familles ont été déchirées parce que certains des leurs ont été tués
par le régime ; on a causé la perte de nombreuses personnes, non pas
par la pratique du Falungong, mais par la torture, les incarcérations
en hôpitaux psychiatriques où ils subissent des traitements extrêmement
violents, le travail forcé dans les camps et autres traitements de ce
genre. Comme nous l’avons rapporté dans le Herald Tribune International
en date du 6 août 2001, le régime reconnaît avoir officiellement
recouru à la violence contre les pratiquants pour éradiquer le Falun
Gong.
Le régime attire l’attention sur une soi-disant immolation
sur la place Tian An Men le 23 janvier 2001, pour prouver que le
Falungong est une « secte hérétique ». Cependant, nous avons obtenu une
vidéo de cet événement qui nous prouve que la scène à été montée de
toutes pièces par le gouvernement. »
|