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On ne trouvera rien
d’une telle information dans les journaux officiels chinois. Le
People’s Daily journal sous contrôle communiste, continue lui à
glorifier les « achèvements économiques » du régime et publie les discours officiels du Président Hu Jintao et du Premier ministre Wen Jiabao.
Un tel phénomène est-t-il l’exclusivité de la Chine et du Parti
communiste chinois (PCC ) ? Bien que mon expertise vienne d’avoir
assisté à l’effondrement des régimes communistes européens et de
l’avoir analysé, il n’est pas trop difficile de voir, mises à part les
différences culturelles, les nombreuses similarités qui existent dans
le système de la Chine communiste, En dépit de la flexibilité de son
économie, le régime communiste en Chine a préservé toutes les
caractéristiques politiques totalitaires habituelles. Les autres grands
pouvoirs communistes ont tous disparu, mais celui qui reste continue à
causer la souffrance de la population d’un grand pays ayant de riches
traditions culturelles et spirituelles.
L’histoire du vingtième
siècle nous rappelle que la propagande de haine peut amener d’immenses
calamités à des millions de personnes innocentes. La propagande de
haine communiste est ancrée dans leur dogme de lutte des classes, et
entend justifier la violence de masse encouragée par l’Etat contre des
« ennemis du peuple » imaginaires. Le leadership communiste a
persécuté de nombreux groupes de gens durant ses décennies de règne
dictatorial. Aujourd’hui, il persécute ceux qui ont des opinions
indépendantes, les chrétiens et les autres minorités ethniques ou
religieuses. Ces cinq dernières années il a pris le mouvement spirituel
Falun Gong pour principal ennemi.
Je crois que la Chine et son
peuple bénéficieraient énormément en n’apprenant pas seulement de leur
tragique histoire de règne communiste, mais aussi du passé totalitaire
d’autres pays, et en évitant les erreurs qui ont été faites ailleurs.
Les leçons apprises durant la chute des régimes communistes en Europe
peuvent s’appliquer à la Chine. La désintégration des régimes
communistes n’a pas toujours été pacifique et il a fallu du temps pour
que la société occidentale reconnaisse ses propres illusions et
réagisse avec fermeté à la violence de masse organisée en
ex-yougoslavie. Le manque de réponse internationale appropriée a
contribué à la déstabilisation dans d’autres régions et créé une
fenêtre opportune pour d’autres exécuteurs. Les événements génocidaires
au Rwanda et au Burundi sont un rappel tragique de la complexité de
l’équilibre des puissances régionales et internationales.
Jetons
un coup d’œil sur trois exemples du passé récent et un peu moins
récent. Cela fait déjà plus de trois ans que Slobodan Milosevic, ancien
président de la Serbie se trouve dans une cellule de prison à la Hague,
aux Pays–bas, et qu’il fait face à une nouvelle preuve des atrocités de
masse commises par son régime sous son leadership. Vukovar, Srebrenica
et les noms de nombreuses villes massacrées et mises à feu au Kosovo
poursuivront le dictateur jusqu’à la fin de ses jours, qu’il passera
très certainement en prison.
Le 3 décembre 2003, le Tribunal
pénal international des Nations Unies pour le Rwanda (ICTR) dans la
ville tanzanienne d’Arusha a condamné trois journalistes rwandais pour
leur rôle en attisant le génocide de 1994. Deux d’entre eux, Ferdinand
Nahimana, un membre fondateur de la Radio Libre Mille Collines (RTLM°)
et Hassan Ngeze, propriétaire et rédacteur du journal extrémiste
Kaguru, ont été condamnés à la prison à vie. Jean Bosco Barayagwiza, un
autre cadre exécutif de RTML, a reçu une peine de 35 ans. Moins d’un
mois avant, le 6 novembre, le procès de quatre anciens ministres
rwandais inculpés de génocide s’est ouvert à Arusha.
Le 1er mai
1945, Joseph Goebbels, Ministre de la propagande nazie, et sa femme –
pour échapper à leur inévitable procès pour crimes de guerre – se sont
suicidés dans le bunker souterrain de leur chef Adolf Hitler. Goebbels
n’était que trop conscient de l’immensité de son propre crime – sa
propagande de haine a été responsable de la mort de six millions de
juifs européens.
Qu’y a-t-il de commun entre ces trois exemples
et en quoi ont-t-ils à voir avec le Parti communiste de Chine ? Tous
ces gens ont été responsables d’avoir causé la mort violente et la
souffrance de milliers et de millions de gens innocents. Une des armes
les plus mortelles de leurs crimes a été la propagande de haine. Aussi
puissants qu’ils aient été durant leur règne de terreur, finalement ils
ont tous du faire face à la vérité et à la justice. On pourrait penser
que ces trois exemples envoient un message suffisamment puissant pour
stopper quiconque impliqué dans de la propagande de haine ou empêcher
de même l’envisager. Pourtant, nous voyons que l’histoire semble se
répéter et que le leadership du PCC ne semble pas apprendre des leçons
du passé.
Milosevic, avant d’arriver au pouvoir absolu, était
un ancien fonctionnaire communiste entraîné aux méthodes de propagande
par ses mentors soviétiques. Lui et les coupables rwandais viennent de
contextes différents mais ils sont semblables dans l’utilisation des
méthodes et les conséquences de leur propagande de haine. Les
instigateurs serbes et rwandais ont utilisé des techniques de
propagande qui comprenaient les éléments les plus destructeurs des
méthodes marxiste-léninistes de Goebbels. Tous ont suivi le conseil que
Goebbels a donné aux propagandistes nazis dans son discours de 1934 à
Nuremberg, que la propagande « doit être créative » et utiliser une « imagination productive. »
Prenons
quelques exemples dont certains sont relativement récents, certains
tout nouveaux. Depuis juillet 1988 jusqu’en mars 1991, le quotidien
serbe, Politika, tenu par des partisans de Milosevic, a publié une
colonne permanente « Echos et réactions » propageant une haine incontrôlée contre les non-serbes. On a appelé le crime de masse qui a suivi « nettoyage ethnique. »
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