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Un ancien employé de l'hôpital provincial de Liaoning spécialisé dans
le traitement de la thrombose par la médecine chinoise et occidentale a
dit à La Grande Époque lors d’un récent entretien que le camp
de concentration de Sujiatun en Chine faisait bel et bien partie d'un
hôpital. Le camp de concentration s'est engagé à prélever les organes
des pratiquants du Falun Gong quand ils sont encore vivants et à vendre
les organes. Depuis 2001, le camp de concentration a secrètement détenu
environ 6.000 pratiquants du Falun Gong, aucun n’a pu quitter le camp
vivant. L'hôpital a enlevé beaucoup de reins, de foies, et de cornées
aux pratiquants. Après le prélèvement d'organes, les pratiquants sont
jetés dans un incinérateur, transformés à partir d'une chaudière...
Leurs cendres se déposent avec le charbon de bois brûlé.
Une ancienne employée de l'hôpital a témoigné. Photo : La Grande Époque |
Les organes des trois quarts des 6.000 personnes ont été prélevés
Ceux
dont les organes ont été prélevés se trouvaient dans des états de santé
divers. Puisque plusieurs des victimes étaient illégalement détenues,
il n'y avait ni mandat d’arrestation, ni identification permettant de
savoir qui était réellement ces personnes. Après que leurs organes
aient été enlevés, la plupart du temps personne ne réclamait leur
corps. Parfois leur corp ont été récupérés par des escrocs feignant
d’être membres de leur famille.
Environ trois quarts des 6.000
personnes sont mortes après que leur cœur, leurs reins, leurs cornées,
ou leur peau aient été enlevés et leur corps brûlé. Le témoin, dont un
membre de sa famille a participé au prélèvement des organes des
pratiquants de Falun Gong, a dit qu'approximativement 2.000 pratiquants
du Falun Gong sont encore à l'hôpital. Elle craignait que les autorités
ne les tuent tous pour détruire les preuves.
L'hôpital provincial
de médecine chinoise et occidentale dans le traitement de la thrombose
est situé au 49 chemin Xuesong, Sujiatun, ville de Shenyang, province
du Liaoning en Chine. C'était le premier hôpital en Chine à s'être
spécialisé dans les pathologies du cœur, du cerveau, et des vaisseaux
sanguins environnants. L'hôpital se compose de plusieurs organismes, y
compris l'hôpital d'enseignement universitaire de la médecine chinoise
traditionnelle du Liaoning et le centre de traitement de thrombose de
Shenyang.
Détails sur le camp de concentration
L'emplacement
de l'hôpital a une surface totale de 21.087 m², dont 17.564 m² de
surface construite. Il emploie 460 personnes dans 24 départements et 20
bureaux spécialisés. L'information du gouvernement chinois prouve que
l'hôpital a été établi au mois de décembre 1988, et était autrefois
appelé l'Institut de recherche de thrombose de Shenyang et le Centre de
traitement de la thrombose par la médecine occidentale intégrée à la
médecine chinoise de la province du Liaoning. En juin 1998, on l’a
renommé Centre de traitement de thrombose de médecine traditionnelle de
la Chine.
Dans un article du 4 juillet 2004, le Chinese Business Morning View
a dit qu'un ouvrier agricole était mort de cause suspecte à Sujiatun
(Shenyang) et avait plus tard été incinéré. Le certificat de décès
avait été fourni par le centre de traitement de la thrombose par la
médecine chinoise de Sujiatun. La nouvelle a causé pas mal de remous en
Chine.
Voici la transcription de l'entretien d'un journaliste de La Grande Époque
avec l’employée de l'hôpital provincial du Liaoning, ville de Shenyang,
de traitement de la thrombose par la médecine occidentale intégrée à la
médecine chinoise à Sujiantun :
Question : Est-ce que les employés médicaux de l'hôpital à l'intérieur du camp de concentration sont au courant de cela ?
Réponse
: Cet hôpital a un nombre restreint de fonctionnaires et quelques
médecins sont impliqués secrètement dans l'opération du prélèvement
d'organes. D’autres employés de l'hôpital sont au courant, mais c'est
absolument tabou [d’en parler]. Ils ont tous peur d’être tués ou
d’avoir des ennuis, donc ils évitent tous cette question. Seuls ces
médecins « de confiance » peuvent être choisis pour être chirurgien
dans les opérations de prélèvement d’organes.
Question :
Les pratiquants du Falun Gong étaient-ils vivants lorsque leurs organes
leur ont été enlevés ? Est-ce que leur famille étaient au courant ?
Réponse
: Les pratiquants du Falun Gong qui y sont emprisonnés venaient la
plupart du temps de la prison de Dabei, du camp de travail Masanjia et
d'autres prisons de Shenyang ou étaient détenus des pratiquants de
Falun Gong arrêtés dans les parcs ou dans leur résidence. Puisqu'ils
refusaient de dénoncer le Falun Gong, ils ont été arrêtés sans aucun dû
mandat et leur famille n’était pas au courant de leur situation.
Plusieurs n’avaient pas même leur nom [enregistré]. De plus, depuis que
l’autorité chinoise exerce la politique de « ne pas être responsable »
du massacre des pratiquants de Falun Gong, la mort des pratiquants de
Falun Gong n'est pas un très grand problème pour les prisons. Le Parti
communiste chinois persécute le Falun Gong, [mais] on disait à ces
employés médicaux que les pratiquants de Falun Gong étaient au seuil de
la mort parce qu'ils avaient tué des gens, ou qu’ils étaient condamnés
à mort en raison de crimes, ou qu’ils étaient devenus fous en
pratiquant le Falun Gong.
Ces pratiquants de Falun Gong dont les organes ont été prélevés appartiennent à plusieurs catégories.
Les
organes prélevés sur des corps vivants valent bien davantage que des
organes enlevés sur des corps morts. De nombreux pratiquants du Falun
Gong étaient encore vivants quand leurs organes leur ont été enlevés.
Après que leurs organes aient été coupés, certaines de ces personnes
ont été jetées directement dans le four crématoire et brûlées, il n’y
avait donc plus aucune trace. Pour d’autres, après que leurs organes
leur aient été volés, le docteur recousait la blessure et demandait à
la famille ou au représentant de la famille de signer pour
l'incinération. Les membres de la famille ne savaient pas du tout que
les morts avaient eu leurs organes prélevés.
De plus, il y
avait quelques pratiquants du Falun Gong en bonne santé dans les
prisons d'autres régions à qui on a injecté – à leur insu - des
médicaments pour patients psychotiques qui leur rendaient l’esprit
confus. Ils étaient alors transférés au camp de concentration de
Sujiatun pour subir davantage de tortures, jusqu'à ce que finalement
leurs organes soient prélevés et leurs corps incinérés secrètement.
Parmi
les pratiquants de Falun Gong dont les organes ont été prélevés,
certains étaient faibles et d’autres étaient sains. Puisque la plupart
d'entre eux avaient été illégalement arrêtés, il n'y avait aucun mandat
d'arrestation ou de carte d'identification. Après que leurs organes
aient été prélevés tandis qu'ils étaient encore vivants, personne ne
venait réclamer leurs corps ; ou [parfois] des gens utilisant de
fausses identités ont réclamé leur corp.
Aucune de ces
personnes n'est sortie vivante [du camp de concentration]; les trois
quarts de ces 6.000 personnes sont mortes, ayant eu leurs cœur, reins,
rétines, et peau prélevés et leurs corps jetés. Je pense que maintenant
environ 2.000 pratiquants de Falun Gong sont toujours dans cet hôpital
et je crains à présent que les autorités détruisent toute preuve et les
tuent.
Question : Comment êtes-vous au courant de ces choses ? Étiez-vous vous-même un médecin impliqué dans le prélèvement d'organes?
Réponse
: J'ai travaillé à l'hôpital provincial de Liaoning du traitement de la
thrombose par les médecines chinoise et occidentale. C'est exactement
où ce camp de concentration se trouve. Un membre de ma famille était
impliqué dans l'opération du prélèvement d'organes des pratiquants de
Falun Gong. Ceci a créé une grande douleur à notre famille.
Question : Veuillez nous dire ce que vous savez.
Réponse
: À partir de 2001, notre hôpital a commencé à détenir des pratiquants
de Falun Gong. Au début, ces personnes étaient détenues dans des
maisons à un étage derrière l'hôpital. Plus tard, les autorités de
l'hôpital ont démoli les maisons à un étage et on ignorait où l'hôpital
des pratiquants du Falun Gong avait été transféré. Plusieurs employés
de l'hôpital disaient en privé que ces pratiquants du Falun Gong
avaient été transférés secrètement dans des quartiers souterrains de
l'hôpital. Selon quelques personnes travaillant à l'intérieur de
l'hôpital, l'hôpital a un gigantesque système de chambres souterraines
secrètes.
À ce moment-là, quand nous allions travailler là, la
personne responsable de la logistique et des achats de l'hôpital disait
que la quantité de gants utilisés pour les opérations et les
approvisionnements quotidiens demandés par les autorités de l'hôpital
pour les achats avait augmenté considérablement. Des gens à la
logistique ont estimé d'après la quantité d’achats effectués à ce
moment-là qu'il y avait au moins 6.000 pratiquants du Falun Gong
détenus dans cet hôpital.
Afin d’empêcher les employés de
l'hôpital de les voir, ces pratiquants du Falun Gong n’étaient pas
détenus dans le bâtiment de 4 étages sous le département de la clinique
et de l'administration à l'avant de l'hôpital. On voyait seulement de
temps en temps des pratiquants du Falun Gong envoyés sur un lit mobile
de soin intensif au premier étage pour des examens physiques. Ces
personnes étaient très faibles. Pour la majorité des pratiquants du
Falun Gong, personne ne savait où ils étaient secrètement gardés.
Tandis qu'ils ne savaient toujours pas où ces personnes étaient
gardées, quelques employés se sont enquis auprès des autorités de
l'hôpital sur la raison pour laquelle on achetait autant de nourriture,
de gants et d'approvisionnement quotidien. Les autorités de l'hôpital
ont répondu : « Vous devez seulement bien faire votre travail. Vous n’avez pas besoin de poser aucune autre question. »
A
partir de 2001, un membre de ma famille a participé aux opérations de
prélèvement des organes. Au début, il a tenté de m’empêcher de savoir
ce qu'il en était. Les autorités de l'hôpital choisissent des médecins
en qui ils ont confiance sous différents aspects pour effectuer les
opérations secrètes. Après un certain temps, j'ai constaté que le
membre de ma famille souffrait beaucoup, avait souvent des cauchemars
et semblait paniqué. Après m’être enquis à plusieurs reprises, le
membre de ma famille m'a dit la vérité. Le chef de l'hôpital lui avait
demandé de participer aux opérations de prélèvement d’organes des
pratiquants du Falun Gong dès l’année 2001. C’était en l’an 2003 que le
membre de ma famille l'a avoué. Quelques années après, ce membre de ma
famille resentait une telle douleur à participer à cela qu'il lui était
devenu impossible de continuer à commettre ces mauvaises actions. Il a
décidé de partir à l'étranger pour échapper à ce cauchemar.
Le membre de ma famille m’a aussi dit : « Tu
ne comprends pas ma souffrance ; ces pratiquants du Falun Gong étaient
vivants. Ca aurait été plus facile pour moi s’ils avaient été morts,
mais ils étaient vivants. »
Question : Y avait-il
d’autres médecins de l'hôpital participant aux opérations de
prélèvement d’organes des pratiquants du Falun Gong ?
Réponse
: Je sais qu'il y en avait. Toutes ces choses ont été effectuées
secrètement. Plusieurs des médecins impliqués dans notre hôpital
étaient des médecins en formation, transférés d'autres hôpitaux.
Puisque le gouvernement ne veut pas être responsable des corps et des
vies des pratiquants de Falun Gong, leurs vies sont traitées comme des
ordures par le régime et leur corps sont utilisés dans les expériences
des nouveaux médecins en formation.
De nombreux médecins sont
venus et sont partis de l'hôpital parce qu'ils ont beaucoup souffert
d'être impliqués dans ce genre de choses. Ils ont demandé à être
transférés à d'autres endroits ou ont changé de nom. Certains ont pu
être tués pour éliminer les preuves, les dossiers sur leur identité ont
été retirés du système de fichiers de l'hôpital ou leur nom ont été
changés. Personne ne sait où les médecins sont allés.
Tous les
employés de l'hôpital savent qu’il est interdit d’aller dans la partie
arrière de l'hôpital. C’est toujours surveillé. Les employés évitent de
parler de cet endroit.
Question : On dit que l'hôpital est
équipé d'un incinérateur. La personne dont les organes ont été prélevés
serait brûlée quand il ou elle est encore vivante. Est-ce que c'est
vrai ?
Réponse : Les employés de notre hôpital appellent
cet endroit « l'incinérateur ». En fait, c'est une chaudière. Quelques
pauvres fermiers du voisinage ont été engagés pour travailler dans la
chaudière. Ils étaient sans ressources quand ils sont venus ici la
première fois. Mais ils pouvaient ramasser quelques montres, bagues,
colliers, et ainsi de suite. La quantité n'est pas minime. Les employés
de l'hôpital ont dit que ces bijoux et ces montres avaient été ramassés
sur les pratiquants du Falun Gong dont les organes avaient été prélevés
quand ils étaient sur le point d'être jetés dans la fournaise pour être
brûlés. Les employés de l'hôpital disent également que certains étaient
encore vivants lorsqu’ils étaient jetés dans la chaudière.
Question : Est-ce qu’on les anesthésie lors de la chirurgie ?
Réponse
: Oui. Il y a une limite à la quantité d’anesthésie utilisée dans les
hôpitaux en Chine continentale. Généralement, l'approvisionnement en
anesthésie est déterminé selon la taille de l'hôpital. Pour le public,
il semble qu’il y ait très peu de patients à notre hôpital et les
opérations publiquement rapportées sont très peu nombreuses. Mais
l'équipement et les articles utilisés en chirurgie sont abondants.
Puisque la quantité anesthésique est limitée, ces opérations secrètes
ne pouvaient pas utiliser les doses anesthésiques normales. Afin
d’épargner l'anesthésie, ils économisaient l'anesthésie utilisée dans
les opérations sur ces pratiquants du Falun Gong. La quantité
d'anesthésique utilisée était très minime. Cependant, de nombreux
pratiquants dont les organes ont été prélevés étaient encore vivants.
Vous pouvez imaginer la souffrance subie par les pratiquants du Falun
Gong à qui on a enlevé les organes.
Question : Y a-t-il des survivants parmi les 6.000 personnes détenues après 2001 ?
Réponse
: Personne ne pourrait en sortir vivant. Leur nombre diminue de plus en
plus. Les pratiquants du Falun Gong détenus à Sujiatun sont moins
nombreux qu'auparavant. Mais je crois que le crime de prélever les
organes des pratiquants de Falun Gong continue toujours.
Question : Ou vend-on ces organes habituellement ? Est-ce que les hautes autorités du gouvernement sont au courant de ceci ?
Réponse
: Elles sont principalement vendues en Thaïlande, mais je crois
qu'elles sont également vendues dans d'autres régions à travers le
monde. De nos jours, il y a beaucoup de patients en Chine qui ont
besoin de peau humaine, de cornées et de reins pour des opérations de
transplantations d'organes. De nombreux patients sont sur des listes
d'attente pour acheter des organes. Aujourd'hui , un rein peut être
vendu de 30.000 à 100.000 dollars américains. Le profit de la vente
d’organes est simplement trop élevé. Les gens qui profitent de ce
commerce ne sont pas seulement les cadres supérieurs de l'hôpital et
les fonctionnaires du département de la santé du parti communiste
chinois. C'est un crime qui implique la nation toute entière. Des
fonctionnaires du gouvernement jusqu’aux médecins et aux vendeurs
d'organes, tous ces gens sont impliqués et en profitent
considérablement.
Question : Pourquoi visent-ils les pratiquants de Falun Gong comme source d’organes ?
Réponse
: Parce que de nombreux parents des pratiquants de Falun Gong ne savent
même pas que des membres de leur famille ont été arrêtés. Donc si les
pratiquants de Falun Gong sont tués, il n'y aura personne pour venir
réclamer leur corps .
Question : Pourquoi voulez-vous révéler cela ? Vous vous exposez à de graves dangers...
Réponse
: Je sais qu'il y a beaucoup de pratiquants de Falun Gong qui sont
actuellement détenus à l'hôpital. Je voudrais exposer ceci à la
communauté internationale, pour que ceux qui ne sont pas encore tués
puissent être sauvés. De plus, je voudrais exposer ceci comme expiation
pour ma famille.
Je ne suis pas un pratiquant de Falun Gong.
Mais en tant qu’employé de l'hôpital, j'ai la responsabilité d'exposer
la vérité et de permettre au monde de sauver ces pratiquants de Falun
Gong qui sont encore vivants. Les organes de quelques pratiquants de
Falun Gong vivent toujours sur le corps des patients. Je voudrais
inviter toute la société à prêter attention à cette question et à
arrêter ce crime honteux.
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