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Une deuxième source a révélé plus d’informations sur le camp de
concentration de Sujiatun au nord-est de la Chine. En entrevue avec La Grande Époque,
elle a affirmé que des 6000 pratiquants de Falun Gong emprisonnés en
2001, il n’en resterait que 2000, les autres sont morts à la suite du
prélèvement de leurs organes réalisé, dans la plupart des cas, alors
qu’ils étaient encore vivants.
La source en question est une dame, voulant rester anonyme pour des
raisons de sécurité, qui a travaillé à l’Hôpital de thrombose de
médecines chinoise et occidentale intégrées de la province de Liaoning.
Elle a indiqué que le camp de Sujiatun était relié à cet hôpital et que
des 6000 pratiquants emprisonnés depuis 2001, plus des trois quarts
seraient déjà morts; il n’en resterait que 2000 en vie dans le camp.
«Les
organes prélevés des corps vivants sont bien plus nombreux que les
organes pris de corps morts. Plusieurs pratiquants de Falun Gong
étaient toujours en vie lorsque les organes ont été prélevés. Après
l’opération, certaines de ces personnes étaient lancées directement au
crématorium pour être incinérées, ne laissant ainsi aucun élément de
preuve», a-t-elle déclaré, se remémorant l’époque où elle travaillait à
l’hôpital en question.
Les pratiquants de Falun Gong sont ceux
qui ont été choisis pour être envoyés au camp de Sujiatun, car leur
arrestation illégale est, dans la plupart des cas, secrète. Il est donc
facile pour les autorités de se départir des dépouilles puisque les
familles des victimes ne connaissent même pas les lieux où elles sont
tenues captives. À noter : le Parti communiste chinois (PCC) prône une
politique de «non-responsabilité» pour le meurtre des pratiquants, ce
qui fait que les tortures et les meurtres ne peuvent être retenus comme
chef d’accusation contre les gardiens de prisons.
Pour
plusieurs membres du personnel médical, l’endroit où sont enfermés les
pratiquants et les traitements qui leur sont infligés leur sont
inconnus.
«Plusieurs membres du personnel de l’hôpital
discutaient en privé le fait que ces pratiquants de Falun Gong avaient
été transférés secrètement dans les chambres souterraines de l’hôpital.
Selon des gens travaillant dans l’hôpital, il y aurait un immense
système de chambres souterraines secrètes», a-t-elle dévoilé.
L’oncle
de l’informatrice était notamment un médecin assigné à prélever des
organes sur les pratiquants de Falun Gong toujours en vie. Il a dû
quitter le pays, tant le traumatisme causé par ces tâches inhumaines à
accomplir était insupportable. Plusieurs médecins se sont fait
transférer d’hôpitaux ou ont changé de nom, certains ont été tués pour
éliminer toute trace de l’existence de telles pratiques médicales.
Suite
au témoignage de l’ancien correspondant pour une télévision japonaise
en Chine, plusieurs observateurs ont été fortement intrigués par la
présence d’un crématorium, se demandant si les pratiquants de Falun
Gong étaient brûlés vivants ou non, le souvenir de l’Holocauste en
effraie plusieurs.
«Les employés de notre hôpital appellent ce
lieu : “l’incinérateur”. En fait, il s’agit d’une chaufferie. Des
paysans pauvres provenant d’endroits avoisinants ont été employés pour
travailler dans la chaufferie. Ils étaient sans-le-sou lorsqu’ils sont
arrivés ici. Mais ils pouvaient ramasser des montres, des bagues, des
colliers et ainsi de suite. Des employés de l’hôpital ont dit que ces
bijoux et ces montres appartenaient à des pratiquants de Falun Gong
dont les organes avaient été prélevés; on les dépouillait juste avant
de les jeter dans le four pour être brûlés. Les employés de l’hôpital
ont aussi confirmé que certains étaient encore en vie au moment d’être
lancés dans le four», nous a révélé notre source.
L’atrocité du
prélèvement d’organes dans le camp de Sujiatun ne se limite pas à cela.
Selon l’ancienne employée de l’hôpital, puisque les réserves
d’anesthésiants sont insuffisantes, les autorités ont décidé de réduire
la quantité pour les chirurgies sur le corps de pratiquants de Falun
Gong. Les doses injectées sont donc très faibles, la souffrance à
endurer est extrême. L’existence du camp de Sujiatun a été
révélée il y a deux semaines par un ancien correspondant pour une
station de télévision japonaise en Chine. Il avait indiqué que 6000
pratiquants y étaient enfermés, que des prélèvements d’organes étaient
effectués, mais il ne pouvait certifier cependant s’ils étaient
exécutés sur des personnes vivantes. Il avait aussi indiqué que ces
organes étaient vendus à hauts prix sur le marché noir et que
l’existence du camp était gardée secrète.
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