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Il révèle que la composition de la Ritaline
et du Concerta est apparentée à la cocaïne. Il dénonce les conséquences
à long terme de cette chimiothérapie censée « rééquilibrer » le cerveau
des élèves en difficulté scolaire ou dont le comportement est jugé «
déviant ». Il s'interroge sur la légitimité de cette politique de
prévention généralisée dans les écoles, dont les principes ne sont pas
sans rappeler une certaine volonté d'eugénisme d'avant-guerre.
De
quoi s'inspire cette politique de contrainte thérapeutique que des
milliers d'observateurs dénoncent dans une pétition nationale comme une
ambition normalisatrice de la population infanto-juvénile ? De
références standardisées par la psychiatrie neurobiologique
anglo-saxonne, publiées dans le DSM - Manuel diagnostique et
statistique des troubles mentaux - la « bible » de l'Association
américaine de psychiatrie. Les fiches diagnostiques normalisées qui s'y
trouvent décrivent 374 pathologies mentales dont les bases ne reposent
sur aucune preuve scientifique mais dont l'existence… est votée à main
levée lors de réunions professionnelles dites de « consensus ».
Ce
courant neurobiologique de la psychiatrie, pour qui toute la valeur
d'un être humain semble ne se résumer qu'à la qualité du métabolisme de
ses hormones cérébrales, n'a, à ce jour, jamais fourni la preuve
médicale des pathologies qu'elle combat. Pourtant, elle inspire les
choix politiques des gouvernants en matière de santé publique et
recommande chaudement la prescription de psychotropes dont les
terribles effets physiologiques et mentaux sont reconnus depuis
longtemps par le corps médical.
Mauvais diagnostics sans véritable examen médical
La
lecture des critères du diagnostic du TDAH - trouble déficitaire de
l'attention avec ou sans hyperactivité - révèle combien ces références
psychiatriques sont nébuleuses et subjectives. Voici trois exemples
concernant les enfants, tirés du DSM : « (b) a souvent du mal à
soutenir son attention au travail ou dans les jeux » ; « (c) a souvent
l'air de ne pas écouter ce qu'on lui dit » ; « (f) parle souvent trop
»… Quelle mère de famille ne reconnaîtrait pas chacun de ses enfants
dans cette liste ? Ces critères simplistes auxquels s'ajoutent d'autres
considérations aussi peu scientifiques, suffisent à étiqueter un
enfant, sans véritable examen médical, comme « hyperactif », à le
ficher dans son dossier médical comme individu potentiellement
délinquant et à le soumettre à la spirale infernale des cures de
drogues que sont la Ritaline et les antidépresseurs.
Psychostimulants et antidépresseurs prescrits aux enfants : mêmes effets qu'une drogue dure
On
découvre dans le livre fort bien documenté de Pierre Vican que les
remèdes préconisés font l'objet de controverses virulentes dans les
cercles scientifiques. On recommande chaleureusement des molécules
considérées par de nombreux spécialistes comme extrêmement dangereuses.
Leurs effets secondaires peuvent aller jusqu'à entraîner des
phénomènes d'accoutumance et provoquer des lésions graves, notamment
des accidents cardiaques, ainsi qu'aboutir à des automutilations, des
décès, des tentatives de suicide et des passages à l'acte suicidaire.
Ces risques sont passés sous silence, et l'on va de la simple
interrogation à la perplexité, pour conclure avec l'auteur à une
franche inquiétude sur le système dans lequel sont plongés les parents
en recherche d'une solution pour leur enfant.
Les Nations Unies tirent la sonnette d'alarme
Le
Comité des droits de l'enfant des Nations Unies s'est penché en octobre
2005 sur l'abus des diagnostics des enfants et de l'administration à
leur égard de drogues puissantes destinées à traiter le TDAH. Dans ses
conclusions finales, on peut lire : « Le Comité est également préoccupé
par les informations indiquant que le trouble déficitaire de
l'attention avec ou sans hyperactivité (TDA/H) est mal diagnostiqué et
qu'en conséquence on prescrit trop souvent pour le traiter des
psychostimulants dont les effets délétères sont pourtant de mieux en
mieux connus. […] »
Des enfants morts sous Ritaline
Le
pédiatre Fred Baughman, membre de l'Académie américaine de neurologie,
un des plus grands experts internationaux des troubles psychiques
infanto-juvéniles, a témoigné en novembre 2001 à l'Assemblée
parlementaire du Conseil de l'Europe. Son rapport intitulé Procès du
diagnostic et du traitement du TDAH et des troubles associés et de
leurs traitements par des stimulants, est particulièrement poignant : «
Les enfants dont je vais vous parler ne sont plus hyperactifs ou ne
sont plus inattentifs, ils sont morts […] » annonce-t-il. Morts de quoi
? Du traitement par la Ritaline que leurs parents étaient contraints,
par les services sanitaires des écoles, de faire suivre à leurs
enfants, sous prétexte qu'ils étaient « hyperactifs ».
Exemples
de questions soulevées dans ce livre : Les causes de l'hyperactivité
sont-elles connues ou toujours ignorées des spécialistes de la
psychiatrie infantile ?
Sait-on que l'emploi de la Ritaline et
des autres psychostimulants sur les élèves en difficulté n'améliore pas
réellement les performances scolaires, contrairement aux affirmations
des psychiatres qui les prescrivent ?
Le méthylphénidate,
molécule de la Ritaline, figure dans la liste officielle des substances
prohibées du Code mondial antidopage. Le Modiodal, autre substance en
cours d'étude et susceptible d'être utilisée chez les enfants, est
l'excitant employé par des soldats de la Légion étrangère.
Existe-t-il un rapport entre les violences et les tueries inexpliquées
dans certaines écoles et la prescription de psychotropes aux élèves ?
Quelles sont les origines des troubles psychiques infantiles couramment négligées par la pédopsychiatrie ?
Quels remèdes naturels pour éviter les drogues psychiatriques ?
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