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Mme He croit que le PCC et plusieurs groupes d’outre-mer ayant des
intérêts en Chine sont désireux de promouvoir ces idées préconçues. «La
première est que la croissance économique amènera naturellement un
environnement politique démocratique. La présente situation en Chine
prouve qu’il s’agit entièrement d’un conte de fée. Dans mon article
Les gains et les pertes de la réforme économique chinoise, j’appelais
le présent régime «l’économie de marché plus la dictature».
Mme
He dit : «La présente situation en Chine semble bien pire que lorsque
j’y étais. Le gouvernement bat et supprime les démunis qui se battent
pour leurs droits. La liberté d’expression diminue. Le pouvoir des
fonctionnaires gouvernementaux est dicté par l’intérêt privé. Les
actions du gouvernement se font davantage sous la table. Les
fonctionnaires locaux agissent plus comme des chefs de gang.»
Le
deuxième conte de fée est que Internet amènera la liberté de la presse
en Chine. Même aujourd’hui, le PCC continue d’arrêter des gens pour
avoir publié sur Internet des articles critiquant le gouvernement.
Certaines multinationales de la technologie avaient au départ clamé
qu’elles aidaient la Chine à implanter un Internet n’étant pas sous le
contrôle gouvernemental. Mais tentées par les intérêts matériels, elles
ont abandonné leur promesse; ainsi, leur technologie a aidé le PCC à
établir le système de contrôle et de surveillance Internet le plus
sérieux, soit le Bouclier d’or ou la Grande muraille électronique.
He
Qinglian a également discuté du rôle joué par les principaux médias
internationaux dans la création de ces contes de fée. Ces médias
considèrent depuis longtemps le marché chinois comme un aspirateur
pouvant consommer à la tonne et ils flattent la Chine dans l’espoir que
le gouvernement ouvre cet immense marché.
Les médias sont excités
par la Chine. Un après l’autre, ils publient des cahiers ou magazines
spéciaux consacrés à la «montée du dragon». Les reportages donnent
l’impression que la Chine est prospère et pleine d’espoir. Bien que le
gouvernement n’ait jamais fait la promesse d’apporter une quelconque
réforme politique, les médias ont construit une série de contes de fée
pour promouvoir le gouvernement chinois.
Par exemple, au début
2003, la zone économique spéciale de Shenzhen, dont le charme en tant
que pionnière de l’économie de marché se dissipait, a mis sur pied un
autre spectacle. Elle a affirmé appliquer des réformes
gouvernementales. Une tempête de reportages venant des médias
internationaux est apparue, appelant cela «un avant-goût et une
expérience de la prochaine réforme politique de la Chine.» En fait,
comme Mme He l’a démontré, il ne s’agissait aucunement d’une réforme
politique, mais seulement d’une réforme administrative. Elle a essayé
d’expliquer la différence entre la réforme administrative et la réforme
politique, mais les médias ont fait la sourde oreille.
Peu après
l’effondrement de la«réforme politique», certains médias internationaux
reconnus ont créé le conte de fée de la «réforme des médias». Le 2 août
2005, le ministère chinois de la Culture, l’administration générale de
la presse et des publications et quatre autres agences ont émis
conjointement le Règlement visant à renforcer le contrôle des importations et exportations des produits culturels. La loi a pulvérisé les espoirs des médias occidentaux de percer le marché chinois.
Le
gouvernement chinois n’a jamais officiellement annoncé une quelconque
intention de libéraliser le marché des médias et les fonctionnaires
chinois en charge des publications n’ont aussi jamais dit que les
médias devraient être réformés. Au contraire, ils ont continué
d’insister sur l’importance d’un contrôle accru. Par exemple, le
vice-directeur de l’administration gouvernementale de la radio, du film
et de la télévision, Xu Guangchun, a dit en 2003 que «plusieurs
standards ne changeront jamais. Les médias doivent être les
porte-parole du parti. Le parti devrait gérer le personnel dans les
médias et les organisations médiatiques, et le parti est encore
responsable de guider l’opinion du public dans la bonne direction.» Le
vice-ministre de la Propagande, Li Congjun, a aussi dit sans ambiguïté
: «Les compagnies chinoises de médias doivent opérer selon un modèle
d’entreprise. Elles devraient aussi porter attention à leur idéologie
et guider correctement la direction des médias.»
He Qinlian a dit
qu’elle ne s’opposait pas à l’entrée en Chine des médias étrangers. La
seule chose à laquelle elle s’oppose est l’abandon de la liberté de
presse pour répondre aux exigences politiques des dictateurs. Ces
médias se sont agenouillés devant les dictateurs, ce qu’ils ne feraient
pas dans leur propre pays et, malgré cela, ils n’ont pu gagné le marché
chinois. La raison de leur échec est qu’ils ne comprennent pas encore
que dans l’industrie du média en Chine, le capital arrive en seconde
place. La chose la plus importante demeure la politique.
Mme He
dit aussi que l’attitude du gouvernement chinois par rapport aux médias
étrangers est semblable à l’histoire du fermier et de son âne. Pour
faire avancer l’âne plus vite, le fermier agite une poignée d’herbe
sous le nez de l’animal. Le gouvernement chinois a joué le rôle du
fermier durant les dernières années, alors que les médias étrangers ont
volontairement revêtu le rôle de l’âne. «L’herbe» était la promesse de
permettre à ces médias d’entrer sur le marché chinois. La dictature a
montré au monde entier que les principes de liberté, de démocratie et
de vérité sont seulement utilisés par ces médias étrangers pour cacher
leur objectif réel – le profit.
La récente visite du dirigeant
chinois Hu Jintao en Amérique a été minimisée par les plus grandes
entreprises de médias qui avaient précédemment louangé le gouvernement
chinois. He Qinlian a expliqué que ces compagnies n’étaient pas
motivées, car le régime chinois venait tout récemment de réduire leur
possibilité de faire de l’argent en Chine. Selon Mme He, la
démocratie sera un jour une réalité en Chine, mais ce n’est pas le cas
présentement. Le concept d’une classe moyenne grandissante en Chine,
que le développement économique amènera inévitablement un système
politique démocratique ainsi que l’idée qu’Internet peut être utilisé
pour promouvoir la liberté de presse en Chine sont tous des mensonges
fabriqués par le gouvernement chinois et mis en valeur devant la
communauté internationale et les Chinois du monde entier.
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