| Une étude montre que le CO2 des champs de gaz naturel se dissout dans l’eau |
| Écrit par Cordis Nouvelles | |
| 12-04-2009 | |
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![]() Y a-t-il des risques à récupérer le CO2 émis par les centrales électriques à charbon et le stocker en sous-sol, si le CO2 se dissout dans l’eau au lieu d’être précipité sous forme de minéraux? ( Don Emmert/Getty Images)
Le CO2 stocké en sous sol, une interrogation?
Au mieux, les études d’ingénierie sur le stockage géologique du CO2 ont donné une idée de ce qui pourrait se produire sur quelques décennies. De leur côté, les modèles informatiques conçus pour simuler ce qui pourrait arriver au CO2 injecté dans le sous-sol ont produit des résultats variés. Dans cette récente étude, les scientifiques ont examiné des champs de gaz naturel en Chine, en Hongrie et aux États-Unis pour étudier la façon dont le CO2 a été stocké naturellement dans le sous-sol pendant des millénaires. Ce mécanisme est un analogue naturel aux futurs projets de stockage du carbone.
Le pétrole et le gaz stockés pendant des millions d’années
«En combinant deux techniques, nous avons pu pour la première fois déterminer précisément l’endroit où était stocké le dioxyde de carbone», explique le Dr Gilfillan. «Nous savions déjà que le pétrole et le gaz avaient été stockés en sécurité dans ces champs pendant des millions d’années. Notre étude montre clairement que le dioxyde de carbone a été retenu naturellement et de façon stable dans les eaux souterraines».
L’eau peut relacher ce CO2
Cette étude du gaz a fait appel à une méthodologie de recherche originale. Comme l’explique le professeur Chris Ballentine de l’université de Manchester, les partenaires canadiens et britanniques ont apporté leur expertise sur différents aspects du suivi du gaz. «En associant nos expertises, nous avons pu inventer un moyen d’étudier les champs de dioxyde de carbone. Cette nouvelle approche sera également essentielle pour assurer le suivi et la traçabilité du dioxyde de carbone capturé dans les centrales à charbon, afin de voir où il va lorsqu’il est injecté dans le sous-sol. Elle est donc très importante pour les futurs contrôles de sécurité.»
Risques du transport du CO2, fuites dans l’atmosphère
Les nouvelles méthodes proposées par les chercheurs apportent également un outil puissant pour les futures recherches sur les mécanismes de séquestration géochimique. Ces découvertes représentent un progrès important dans la compréhension des effets à long terme de la capture des gaz à effet de serre et de leur stockage géologique. |